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Mâ Loango

Un nouveau musée en construction à Diosso

Un nouveau musée est en cours de construction à Diosso depuis le 22 juin 2012, en remplacement de l’ancienne bâtisse exiguë et en état de dégradation. Le projet entièrement financé par la société Total E&P Congo est exécuté avec l’appui de l’Unesco en tant que partenaire scientifique. Le futur musée Mâ Loango sera un lieu de découverte et d’apprentissage de la culture loango, un cadre idéal pour préserver le patrimoine matériel et immatériel local, et transmettre les traditions de générations en générations.


Fidèle Dimou, Roland Bouity-Viaudo, Abdourahmane Diallo, Jacques Azibert
Fidèle Dimou, Roland Bouity-Viaudo, Abdourahmane Diallo, Jacques Azibert
L’actuel musée Mâ Loango est situé dans l’ancien palais du Roi Moé-Poaty III, un petit bâtiment construit en 1952. En état de dégradation continue, il devient inadapté pour la conservation des vestiges historiques du royaume et de l’histoire de Loango. Il s’est donc imposé la nécessité d’un nouveau musée, surtout que l’actuel Roi Makosso IV a manifesté son désir d’occuper cette ancienne résidence officielle des Rois de Loango. C’est finalement la société Total E&P Congo qui est venue à la rescousse de ce haut lieu de la mémoire collective, entendu que c’est le seul musée qui fonctionne actuellement au Congo.
Le musée Mâ Loango de Diosso va donc être sauvé grâce à Total E&P Congo, mais aussi grâce à M. Jacques Azibert le Directeur Général de cette société, un féru des arts et de la culture.
En finançant la construction du nouveau musée, Total E&P Congo devient un acteur de la conservation et de la transmission de l’histoire du Congo en général et du Royaume de Loango en particulier. Permettant ainsi aux congolais, notamment les originaires du Royaume de Loango de connaitre leur passé, avoir une conscience du présent et envisager l’avenir avec sérénité. D’ailleurs l’architecture et la structuration du nouveau Musée concourent en cela.
Ainsi, le musée en construction comprendra un grand hall de présentation des collections actuelles attenant à un espace de stockage, un espace pour les conférences-débats, une esplanade couverte pour abriter les évènements de danses traditionnelles et autres manifestations. Et pour donner davantage vie à ce haut lieu de la culture, le concepteur a prévu des espaces consacrés aux métiers traditionnels. Vanniers, forgeron, tisserands, ébénistes, etc. auront des espaces dédiés où ils pourront aussi vendre leurs produits. Sans oublier, naturellement un espace de restauration, où il est souhaité la mise en valeur de l’art culinaire traditionnel, et donc un menu aux mets traditionnels ou purement africains. Toutes ces activités pourront donc générer des fonds nécessaires pour assurer le fonctionnement du musée ou tout au moins faire face à certaines charges, hormis la fourniture d’électricité qui sera assurée par l’énergie solaire et l’aération par un système de ventilation naturelle ; la nature des matériaux de construction aidant. Ainsi fait, le musée Mâ Loango va devenir un lieu privilégié pour les chercheurs, historiens, sociologues, anthropologues, etc. L’expertise de l’Unesco en contribution.
L’Organisation des Nations Unies pour la Sciences, la Culture et l’Enseignement (Unesco) a été mise à contribution pour la réussite de ce projet. Son représentant-résidant au Congo M. Abdourahamane Diallo s’est impliqué dans la construction de ce musée, notamment dans le volet scientifique.
C’est-à-dire la collecte de nouveaux matériaux, l’inventaire et la restauration de l’existant selon les normes internationales, leur classement selon les standards professionnels, l’utilisation des nouveaux médias (nouvelles technologies) et la formation des personnels devant animer ce musée. Entendu que le musée Actuel est géré et animé par M. Joseph Kimfoko, un fonctionnaire du Ministère de la Culture qui s’en sort relativement bien, malgré le manque de subvention ni de budget de fonctionnement, et qui malheureusement est pratiquement au bord de la retraite…sans successeur préparé à la tâche.
L’intérêt pour l’Unesco dans ce projet est manifeste, d’autant plus que le musée Mâ Loango fait partie d’un projet à double dimension international. Il s’agit d’abord du fait que le site de l’ancien port d’embarquement des esclaves à Loango est sur la liste d’admission au patrimoine mondiale de l’Unesco et donc de l’humanité. Ensuite, il fait partie du grand projet de l’Unesco dit Route de l’esclave.
Entre-temps, il faudrait bien que l’état congolais s’implique dans ce projet. Car le musée Mâ Loango de Diosso n’est pas un Musée privé, mais bel et bien un musée public au sens de l’état.

Par Jean Banzouzi Malonga
Rédigé le Samedi 10 Novembre 2012 à 12:12 | Lu 1754 fois | 2 commentaire(s)






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