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BASANGO
À LA UNE

Les Mamans du Congo

« On chante pour donner du courage aux femmes »

Emmené par la charismatique Gladys Samba, ce groupe féminin revisite les berceuses bantu. Et entend bien préserver cet héritage culturel sur fond de modernité et d'émancipation.

Dirigé par la chanteuse et percussionniste charismatique Gladys Samba, le groupe féminin Les Mamans du Congo voit le jour en 2018 à Brazzaville. © Kinzenguele
Coups de fourchette, frappes de pilon, tintement d'assiettes… L'univers sonore des Mamans du Congo est posé. Et la métaphore, filée. Si la femme doit être assignée à la cuisine, elle fera de ses ustensiles des armes de résistance. C'est donc à l'aide d'instruments ménagers et autres matériels de récupération que les cinq membres du groupe rythment leurs berceuses bantu insufflées en lari. « Nous répétons souvent nos morceaux au bord de la rivière Djoué, à Brazzaville, là où les mamans se rendent pour laver leur linge et faire la vaisselle, glisse Gladys Samba, leadeuse de cette formation née en 2018 à l'initiative de l'Institut français du Congo. C'est devenu une habitude pour elles de nous accompagner. Nous chantons pour leur donner force et courage dans leur labeur », revendique celle qui n'a jamais chômé.

Recueillie par sa tante à la mort de son père, Gladys Samba a commencé à travailler dans les champs de manioc de son village dès son plus jeune âge. De retour à Brazzaville, elle intègre une école technique et décroche un diplôme en secrétariat. La guerre éclate, et la voilà de nouveau dans son village à s'atteler à la préparation de fufus. « Il fallait que je travaille, je ne pouvais pas baisser les bras », se souvient celle qui finira par décrocher le concours des Beaux-Arts de Brazzaville et à enseigner l'art plastique au CEG Angola libre.

Eva Sauphie
18/11/2020



INSIDE



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MED’INNOVANT AFRICA  © Euroméditerranée

TAM-TAM

MED'INNOVANT AFRICA

Rokhaya Diallo

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Rokhaya Diallo

Affiche du film Zin’naariyâ ! de Ramatou Keïta en lice pour les Oscars 2019. © Sonrhay Empire Productions

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Oscars 2019

 Masque Liberia, région côtière Wobe. Fin du XIXe- début du XXe siècle. Bois, peau, fer, textile, pigments. Acquis d'Edmond Morlet à Bruxelles en 1935.  © MEG, J. Watts

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Exposition

« Fonko »

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« Fonko »

Émeutes près de Parker Center, quartier général du LAPD, en 1992. © Ted Soqui/Corbis via Getty Images

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« Kings »

Wanda Wise © Netflix

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« SHE’S GOTTA HAVE IT »

Méroé. Pyramide de Bataré © Olivier Gabon

LISAPO

Soudan

 ©  Sophie Douce La Fondation Cartier consacre une grande exposition rétrospective sur le travail de Malick Sidibé du 20 octobre 2017 au 25 février 2018. © Sophie Douce

LISAPO

Hommage à Malick Sidibé

MIRADA AFRICANA

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MIRADA AFRICANA

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

LISAPO

Monna Mokoena

Affiche officielle Moké film festival © Wilfrid Massamba - 2016

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Moké Film Festival

APPEL À CANDIDATURE

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APPEL À CANDIDATURE

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Appel à candidature Moké Film Festival 2016

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Élisabeth Ndala

Sandy Mayetela

ÉCONOMIE

Sandy Mayetela




À LA UNE

Honor Toudissa

« La cuisine africaine est devenue un véritable phénomène »

À la tête de son propre restaurant à Brazzaville, Honor Toudissa est un passionné de cuisine congolaise comme de sa transmission.

Honor Toudissa dans son restaurant à Brazzaville.  © Marlène Panara
Tablier vert, jaune et rouge et toque assortie, c'est avec un large sourire qu'Honor Toudissa vous ouvre les portes de son restaurant situé au cœur du quartier de Poto Poto à Brazzaville. Dans la salle décorée par ses propres soins, des effluves de gâteaux chatouillent les narines. Quelque peu déconcertant, quand on sait que le chef est un expert du liboké, ce plat typique du bassin du Congo, du même nom que son établissement. « Les biscuits de mes élèves sont dans le four », justifie-t-il. À l'arrière du restaurant, dans la cuisine, s'affaire en effet un adolescent en tenue de cuisinier. Le jeune homme, concentré, extirpe avec difficulté une petite quantité de pâte devant la grande boule placée devant lui. « Junior* a un handicap qui l'empêche de se mouvoir comme il veut. Travailler une pâte à biscuit, en faire des petites boules et des sablés l'aide à développer sa motricité, explique le chef congolais. Et le processus de création, de la fabrication au produit final, est très satisfaisant. L'estime qu'il a pour lui-même n'en sera que meilleure. »

Chef cuisinier à succès, Honor Toudissa anime aussi, depuis près de vingt ans, des ateliers de cuisine pour des enfants en situation de handicap. « Depuis le début de ma carrière, j'ai toujours eu à cœur de transmettre ma passion à la jeunesse, qui plus est celle qui ne trouve pas toujours sa place dans notre société. Conjuguer amour de la cuisine et enseignement, c'est mon mantra. Pour moi, l'un ne va pas sans l'autre », assure-t-il. Aujourd'hui, c'est donc en partenariat avec le Centre de santé des Petites Sœurs dominicaines, adossé au restaurant, qu'Honor Toudissa mène à bien ses projets. Entre deux cours avec les enfants, le chef mitonne des produits du terroir pour les clients de son établissement.

Marlène Panara
18/11/2020

Seun Kuti

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Dangereuse comédie à Bamako

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WANURI KAHIU

Lettres d'Afrique

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Gaspard-Hubert Lonsi Koko

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SPECTACLE CLAIR DE LUNE

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SPECTACLE CLAIR DE LUNE

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

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Focus

Bernard Dadié




À LA UNE

Sammy Baloji

Cuivre hurlant

Dans le cadre de la saison « Africa 2020 », l’artiste congolais expose deux immenses sculptures devant le Grand Palais, à Paris, explorant les angles morts de la colonisation.

Sammy Baloji — Galerie Imane Farès
Sammy Baloji se serait volontiers soustrait à l’exercice biographique. « Ma vie n’est pas excitante », esquive l’artiste congolais (RDC), 41 ans, sur la terrasse d’une grande brasserie parisienne où il roule sa cigarette, une semaine avant le nouveau confinement. On insiste : ce n’est quand même pas banal d’avoir exposé, à moins de 40 ans, dans deux grands raouts de l’art contemporain, la Biennale de Venise en 2015 et la Documenta de Cassel en 2017. « Disons que Venise et la Documenta étaient des défis qui ont marqué mon passage de la photographie vers l’installation », répond-il, aussi cool qu’imperturbable.

Branchez-le toutefois sur « son » Grand Palais et là, il devient intarissable. Invité par le président de l’institution parisienne, Chris Dercon, dans le cadre de la saison « Africa 2020 », Sammy Baloji a installé deux immenses sculptures. Ses instruments de musique en cuivre scarifié trônent sur des socles vides jusqu’alors, de part et d’autre de l’escalier extérieur d’un bâtiment tout sauf neutre. Erigée en 1900, l’imposante architecture a servi d’écrin à l’Exposition universelle, vitrine d’un progrès industriel dont la colonisation fut le moteur. Le mastodonte avait tellement fasciné le roi belge Léopold II qu’il engagea son architecte en chef, Charles Girault, pour construire à Tervuren, à une dizaine de kilomètres de Bruxelles, le Musée royal de l’Afrique centrale.

Roxana Azimi
18/11/2020

INSIDE
« Sheani », 2018. Photo parue sur i-D.com. Photo signée Micaiah Carter (24 ans, né à Apple Valley, États-Unis). Micaiah Carter

Coup de coeur

Jeune, noire, avant-gardiste

Devant un cinéma de Lagos, au Nigeria, en février 2019. CRISTINA ALDEHUELA / AFP

Histoire de...

Derrière le succès de Nollywood et de l’afropop

Jhonny Hendrix Hinestroza

Vue de Basango

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El Murcy / Jeison Riascos

Vue de Basango

Jeison Riascos "El Murcy"

Wilson Borja

Profil

Wilson Borja

Coup de coeur

Aretha Franklin

Quelque 40.287.387 électeurs ont été inscrits en RDC pour élire un nouveau président et 500 députés nationaux. © ANGE KASONGO ADIHE / AFP

Sous le manguier

RD CONGO

Ebo Taylor

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SONJA WANDA

Rokhaya Diallo.LP/MATHIEU DE MARTIGNAC

Coup de coeur

ROKHAYA DIALLO

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Laolu Senbanjo

SHOLA ADISA-FARRAR

Profil

SHOLA ADISA-FARRAR






Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018





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