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BASANGO

À LA UNE

Henri Lopes

« Il faut labourer les eaux tumultueuses de l'Afrique »

Puisant à la source d'un vécu peu commun, l'écrivain Henri Lopes s'est livré sur plusieurs sujets d'identité, politique, littéraire et culturelle.

Henri Lopes a son domicile, à Suresnes, en France, le 26 juin. © FRANCOIS GRIVELET POUR JA
Incontournable des lettres africaines, entré en littérature avec Tribaliques, Grand Prix littéraire d'Afrique noire en 1972, installé par son incontournable et magistral roman Le Pleurer-Rire (Présence africaine, 1982), auteur dont il faut lire aussi bien Une enfant de Poto-Poto que Le Méridionnal publié chez Gallimard, Continents noirs, Henri Lopes, qui est né en 1937 à Léopoldville, a grandi à Brazzaville. Celui qui fut, pour le Congo, Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et ambassadeur à l'Unesco, a quitté ses fonctions politiques pour élire « domicile dans la contrée paradisiaque » de l'écriture à plein temps.

En attendant son prochain roman, et dans la foulée de son autobiographie Il est déjà demain (JC Lattès, 2018), Henri Lopes revient dans cet entretien sur quarante ans d'indépendance : de Gaulle et Brazzaville, la colonisation, le racisme, l'universalisme, se montrant sur ce dernier sujet présent là où on ne l'attend pas forcément, et inversement sur d'autres. En réflexions sur le passé, regards sur le présent et le futur, de quoi conclure une année anniversaire des indépendances africaines dont l'écrivain, le politique et l'homme tout court demeurent un témoin essentiel.

Valérie Marin La Meslée et Malick Diawara
07/01/2021



INSIDE



INSIDE
 Sammy Baloji — Galerie Imane Farès

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Sammy Baloji

MED’INNOVANT AFRICA  © Euroméditerranée

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MED'INNOVANT AFRICA

Rokhaya Diallo

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Rokhaya Diallo

Affiche du film Zin’naariyâ ! de Ramatou Keïta en lice pour les Oscars 2019. © Sonrhay Empire Productions

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Oscars 2019

 Masque Liberia, région côtière Wobe. Fin du XIXe- début du XXe siècle. Bois, peau, fer, textile, pigments. Acquis d'Edmond Morlet à Bruxelles en 1935.  © MEG, J. Watts

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Exposition

« Fonko »

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« Fonko »

Émeutes près de Parker Center, quartier général du LAPD, en 1992. © Ted Soqui/Corbis via Getty Images

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« Kings »

Wanda Wise © Netflix

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« SHE’S GOTTA HAVE IT »

Méroé. Pyramide de Bataré © Olivier Gabon

LISAPO

Soudan

 ©  Sophie Douce La Fondation Cartier consacre une grande exposition rétrospective sur le travail de Malick Sidibé du 20 octobre 2017 au 25 février 2018. © Sophie Douce

LISAPO

Hommage à Malick Sidibé

MIRADA AFRICANA

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MIRADA AFRICANA

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

LISAPO

Monna Mokoena

Affiche officielle Moké film festival © Wilfrid Massamba - 2016

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Moké Film Festival

APPEL À CANDIDATURE

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APPEL À CANDIDATURE

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Appel à candidature Moké Film Festival 2016

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Élisabeth Ndala




À LA UNE

Covid-19 : l'art contemporain africain ne veut pas se laisser faire

Particulièrement impactés par la crise sanitaire, les galeristes et les responsables de foires ont décidé de construire une présence différente.

Galerie Cecile Fakhoury
La pandémie de Covid-19 continue de frapper et se prolonge. Les acteurs de l'art contemporain africain tentent de résister. Mieux, certains ont décidé de se projeter vers l'avenir, même incertain, et investissent. Ils veulent y croire et n'hésitent pas à poursuivre leur projet. « Novembre n'a pas été facile », reconnaît Florian Azzopardi, qui a lancé en 2018 la galerie Afikaris. « Malgré tout, nous avons décidé d'investir, pour donner un lieu plus important avec plus de visibilité. » Début janvier, si tout va bien, il pourra inaugurer ce nouvel espace au cœur de Paris. Initialement uniquement sur Internet, la galerie Afikaris avait pris vie aussi dans l'appartement personnel de Florian Azzopardi qui organisait des vernissages et des accrochages d'œuvres d'artistes. Se lancer dès 2021 en ouvrant une galerie physique, « c'est un risque bien sûr, admet-il. Mais nous souhaitons maintenir la bonne dynamique que nous avions, donner plus de visibilité et surtout permettre aux artistes de s'exprimer. Nous sommes assez optimistes et prêts à repartir ».

Sylvie Rantrua
05/01/2021

Seun Kuti

A Lire

Seun Kuti

Dangereuse comédie à Bamako

A Lire

Dangereuse comédie à Bamako

WANURI KAHIU

Lettres d'Afrique

WANURI KAHIU

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

A Lire

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

SPECTACLE CLAIR DE LUNE

Sortir

SPECTACLE CLAIR DE LUNE

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

A Lire

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

Focus

Bernard Dadié




À LA UNE

Sammy Baloji

Cuivre hurlant

Dans le cadre de la saison « Africa 2020 », l’artiste congolais expose deux immenses sculptures devant le Grand Palais, à Paris, explorant les angles morts de la colonisation.

Sammy Baloji — Galerie Imane Farès
Sammy Baloji se serait volontiers soustrait à l’exercice biographique. « Ma vie n’est pas excitante », esquive l’artiste congolais (RDC), 41 ans, sur la terrasse d’une grande brasserie parisienne où il roule sa cigarette, une semaine avant le nouveau confinement. On insiste : ce n’est quand même pas banal d’avoir exposé, à moins de 40 ans, dans deux grands raouts de l’art contemporain, la Biennale de Venise en 2015 et la Documenta de Cassel en 2017. « Disons que Venise et la Documenta étaient des défis qui ont marqué mon passage de la photographie vers l’installation », répond-il, aussi cool qu’imperturbable.

Branchez-le toutefois sur « son » Grand Palais et là, il devient intarissable. Invité par le président de l’institution parisienne, Chris Dercon, dans le cadre de la saison « Africa 2020 », Sammy Baloji a installé deux immenses sculptures. Ses instruments de musique en cuivre scarifié trônent sur des socles vides jusqu’alors, de part et d’autre de l’escalier extérieur d’un bâtiment tout sauf neutre. Erigée en 1900, l’imposante architecture a servi d’écrin à l’Exposition universelle, vitrine d’un progrès industriel dont la colonisation fut le moteur. Le mastodonte avait tellement fasciné le roi belge Léopold II qu’il engagea son architecte en chef, Charles Girault, pour construire à Tervuren, à une dizaine de kilomètres de Bruxelles, le Musée royal de l’Afrique centrale.

Roxana Azimi
18/11/2020

INSIDE
« Sheani », 2018. Photo parue sur i-D.com. Photo signée Micaiah Carter (24 ans, né à Apple Valley, États-Unis). Micaiah Carter

Coup de coeur

Jeune, noire, avant-gardiste

Devant un cinéma de Lagos, au Nigeria, en février 2019. CRISTINA ALDEHUELA / AFP

Histoire de...

Derrière le succès de Nollywood et de l’afropop

Jhonny Hendrix Hinestroza

Vue de Basango

Jhonny Hendrix Hinestroza

El Murcy / Jeison Riascos

Vue de Basango

Jeison Riascos "El Murcy"

Wilson Borja

Profil

Wilson Borja

Coup de coeur

Aretha Franklin

Quelque 40.287.387 électeurs ont été inscrits en RDC pour élire un nouveau président et 500 députés nationaux. © ANGE KASONGO ADIHE / AFP

Sous le manguier

RD CONGO

Ebo Taylor

Coup de coeur

Ebo Taylor

Mylène Flicka

Coup de coeur

Mylène Flicka

Sonja Wanda

Coup de coeur

SONJA WANDA

Rokhaya Diallo.LP/MATHIEU DE MARTIGNAC

Coup de coeur

ROKHAYA DIALLO

Laolu Senbanjo

Vue de Basango

Laolu Senbanjo

SHOLA ADISA-FARRAR

Profil

SHOLA ADISA-FARRAR








Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




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