Connectez-vous
BASANGO
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Partager

Zao, un rescapé du Congo

L’artiste recoud ses plaies

Après avoir traversé une longue et douloureuse période qui a été préjudiciable à sa vie et à sa carrière, Zao sort aujourd’hui du silence en signant L’Aiguille. A la fois piquant et drôle, ce septième album salutaire ressuscite "Monsieur cadavéré".


Symbole

Zao
Zao
L’auteur du succès planétaire Ancien combattant revient de loin avec son nouvel enregistrement L’Aiguille. Il y a trois ans, Zao fait un come-back scénique en France, dans le cadre du festival Les escales de Saint-Nazaire. Mais le chanteur de Brazzaville est accusé par les autorités consulaires d’avoir laisser filer ses musiciens dans la nature, alors qu’après leur prestation, ils devaient reprendre l’avion pour retourner en territoire congolais.

En 2000, il enregistre un CD qui, malgré son titre Renaissance, est un échec discographique. En 1993, la guerre civile éclate dans son pays pour atteindre son paroxysme en 1997-98. A cette période, l’artiste menacé voit sa maison de production saccagée et se retrouve fugitif dans la forêt équatoriale afin d’éviter la mort. Il y perdra son fils de quatre ans. Très affecté moralement par tous ces déboires, celui que l’on a surnommé "Monsieur cadavéré" décide de repartir à zéro et forme un nouvel orchestre.

Daniel Lieuze/rfimusique.com
Rédigé le Samedi 15 Juillet 2006 à 17:21 | Lu 2884 commentaire(s)




À lire aussi :
< >

Vendredi 26 Mars 2021 - 19:59 Fiston MAKETA

Profil | Vue de Basango | Coup de coeur | Histoire de... | Le Festival







    Aucun événement à cette date.




Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




Facebook
Instagram
Twitter