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Yuri Buenaventura

Yuri Buenaventura (de son vrai nom Yuri Bedoya) est un chanteur de salsa né à Buenaventura (Colombie) le 12 avril 1961.



Il a pris le pseudonyme de Buenaventura, grand port sur la côte pacifique de Colombie, endroit resté proche des ses racines africaines où on joue un tambour, le cununo, qu’on retrouve, quasi-identique, au Mali.

Le père de Yuri, Don Manuel Bedoya, professeur de musique et de théâtre, lui a transmis sa passion pour la culture.

Yuri a grandi avec la salsa new-yorkaise du label Fania et la chanson engagée de la Chilienne Violeta Parra, du Catalan Joan Manuel Serrat et du Cubain Pablo Milanes.

Yuri a ensuite débarqué à Paris, pour s’inscrire en faculté de sciences économiques de la Sorbonne (université de Paris I). Il y rencontre des français mais plus encore ses frères latino-américains : chiliens, cubains, vénézuéliens, argentins, brésiliens…

Il joue dans le métro et participe à la fièvre latine qui saisit Paris à l’aube des années 1990 : il commence à chanter avec Grupo Caïman, il devient choriste de Mambomania et abandonne ses études d’économie.

En quelques mois, Yuri est l’un des chanteurs de salsa les plus cotés du Paris latino, dont l’épicentre est un dancing de Belleville, La Java, ancien temple du musette.

Il côtoie Camilo Azuquita, Ernesto « Tito » Puentes et le Vénézuélien Orlando Poleo, un des joueurs de congas les plus respectés au monde.

Au sein de l’Orquesta Chaworo dirigée par Orlando Poleo, Yuri franchit un nouveau palier. En juillet 1996, leur concert au festival Tempo Latino de Vic-Fezensac reste gravé dans la mémoire des cinq mille spectateurs qui remplissaient les arènes.

Il rentre ensuite en Colombie pour enregistrer son premier album, Herencia Africana (« héritage africain »), en plusieurs fois, en trouvant l’argent au coup par coup. Au final, Yuri se retrouve perclus de dettes, dans l’impossibilité de sortir son disque.

Mais à Paris, Remy Kolpa Kopoul, de Radio Nova est enthousiasmé par la reprise de Ne me quitte pas de Jacques Brel.

Yuri trouve alors un éditeur, puis un label, sort son disque en 1996, et entre dans l’Histoire : il devient le premier chanteur de salsa à obtenir un disque d’or en France.

Le deuxième album au titre palindrome : Yo Soy (« je suis ») verra le jour entre Paris, Cali et Porto Rico. Publié au printemps 1999, y figurent un duo avec Faudel (Salsa-Raï), une participation du fabuleux pianiste Papo Lucca, des reprises d’Elton John, la Mano Negra, Michel Legrand.

En 2001, il compose la bande originale du film Ma femme s’appelle Maurice de Jean-Marie Poiré avec Régis Laspalès et Philippe Chevallier, ainsi qu’Anémone, Martin Lamotte, Virginie Lemoine…

En 2002, il est invité par le groupe de rap cubain Orishas sur le titre 300 kg de rap. Il les invitera à son tour sur son album suivant sur le titre Donde Estarás.

En 2003 sort son troisième album, Vagabundo, enregistré à San Juan : Yuri s’est entouré de quelques-uns des meilleurs musiciens de l’île : Roberto Roena, leader de l’orchestre Appolo Sound, plusieurs membres d’El Gran Combo, dont le chanteur Jerry Rivas aux chœurs, et un invité de marque pour deux duos : Cheo Feliciano, l’une des voix mythiques de la Fania All Stars.

Son ambition est de faire une musique honnête qui nous fasse danser, sans nous faire oublier que l’on doit réfléchir sur la réalité du monde d’aujourd’hui. Mi America a la mission de faire connaître l’histoire de son peuple, de faire entendre la parole des poètes (avec un hommage à Pablo Neruda).

Source Wikipédia

Last fm
Rédigé le Samedi 6 Décembre 2008 à 23:21 | Lu 2802 fois | 0 commentaire(s)






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