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Voix engagées

Nneka, Faada Freddy, Songhoy Blues

C'est une Afrique "groovy" et métissée que donnent à entendre les Maliens de Songhoy Blues, le Sénégalais Faada Freddy et la Germano-Nigériane Nneka.


Nneka, la Germano-Nigériane

Nneka
Nneka
Après avoir suivi ses parents en Allemagne à l'âge de 19 ans, cette Germano-Nigériane de 33 ans est revenue vivre à Lagos. Adepte de hip-hop, de soul, de reggae et de textes à résonance politique, l'énergique chanteuse à l'impressionnante coupe de cheveux afro s'intéresse à la "diaspora africaine" dans son nouveau projet, My Fairy Tales ("Mes contes de fées"), paru cette semaine. Intégration, racisme, la trentenaire a puisé dans son expérience personnelle et des témoignages d'Africains vivant en Allemagne ou en France pour raconter les "obstacles" qu'ils rencontrent en Europe. Le titre, voulu plus "léger" que ses disques précédents (comme Victim Of Truth, 2005), n'est qu'un "mensonge", dit-elle, pour mieux "attirer" l'auditeur dans des chansons qui témoignent aussi de la réalité tourmentée du Nigeria. Cette chanteuse engagée - elle a créé une ONG proposant des ateliers artistiques à des enfants ou des femmes - semble résignée au sujet de l'élection présidentielle prévue fin mars dans son pays : "Il ne faut pas tout attendre d'une élection, c'est nous tous qui devons prendre notre responsabilité, dans la manière dont on se parle tous les jours, dans la rue. Chez nous, il y a toujours de la violence verbale", explique cette fervente chrétienne, dont plusieurs chansons témoignent de sa foi.

Faada Freddy, l'homme au chapeau melon

Faada Freddy
Faada Freddy
En novembre, l'intense concert de Faada Freddy dans la salle parisienne du Trianon s'est terminé... dans une rame de métro, prise d'assaut par plus d'une centaine de spectateurs ravis entraînés par le chanteur.
"La musique, je la vois comme ça, il n'y a de musique que quand il y a partage", explique à l'AFP le Sénégalais de 40 ans, Abdoul Fatah Seck de son vrai nom, qui publie le 16 mars son premier album solo, Gospel Journey, enregistré sans instruments, avec seulement des voix (virtuoses) et des claquements de doigts et de mains. L'homme au chapeau melon, par ailleurs engagé au sein de l'organisation internationale Give1Project visant notamment "à aider des jeunes entrepreneurs venant d'Afrique à se développer", est connu des Sénégalais comme membre du groupe de hip-hop Daara J Family. Mais il regarde cette fois davantage du côté de la soul et du reggae avec des chansons venues "de l'originel, de notre corps". Véritable "showman", Faada Freddy sera à La Cigale, à Paris, le 13 avril, puis à l'affiche du printemps de Bourges en avril et des Francofolies de La Rochelle en juillet.

Songhoy Blues : Gao, Tombouctou et le Mali
À l'origine de ce groupe malien qui a réchauffé les Trans Musicales en décembre : trois musiciens de Gao et de Tombouctou chassés du nord du pays par l'arrivée de groupes islamistes en 2012.
Exilés à Bamako, ils ont trouvé un batteur et mis en musique leur "blues" avec un répertoire rythmé mêlant électricité et musiques traditionnelles qui séduit le dénicheur de talents Marc-Antoine Moreau et le Britannique Damon Albarn.
"On ne définit pas notre musique comme du blues ou du rock mais plutôt comme une tentative de rajeunir notre identité culturelle avec plus d'énergie", précise à l'AFP le chanteur Aliou Touré, 28 ans, alors que vient de paraître leur premier album, Music in Exile, notamment "inspiré par le désert". Évoquant sa "lourde responsabilité d'être chanteur" aujourd'hui au Mali, Aliou Touré souligne l'ambition du groupe "d'unir les peuples" du pays : "Quand on joue à Bamako, on a toutes les communautés autour de nous, des Touaregs, des Songhaïs, des Peuls, des Bozos, etc.", se réjouit le chanteur, dont le groupe va sillonner la France au printemps.

Source lepoint.fr

Par Anthony Lucas
Rédigé le Lundi 16 Mars 2015 à 10:20 | Lu 1645 fois | 0 commentaire(s)






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La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
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