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Vitalité des arts et musiques colorées

À Brazzaville...

...la musique est un peu l'art qui cache la forêt de la créativité des artistes congolais. Littérature, théâtre, peinture ont la même vitalité : face au bouillonnement artistiques, lieux et espaces n'offrent pas les conditions de travail et de création suffisantes. Chacun se débrouille dès lors, et s'approprie l'espace qu'il peut dans une ville en crise : de nouveaux lieux, de nouvelles initiatives émergent sous l'impulsion d'artistes "à-tout-faire".


Vitalité des arts et musiques colorées
Lorsque l'on parle du Congo, on pense invariablement à la musique. On pense à la rumba des Bantous de la Capitale ou de Pamelo Mounka, au Yeke-Yeke de Franklyn Boukaka, aux mélodies de Jacques Loubelo, aux gospels des Cheveux Crépus ou des Palatas Singers, à l'afro jazz des M'bamina, au soukouss d'Aurlus Mabélé ou d'Extra-Musica, au rap tropicalisé du Bisso na Bisso, bref, on n'en finit plus de penser à une musique colorée de sonorités enivrantes. On oublie cependant trop souvent que le Congo est un pays de grande littérature. Il détient à lui seul pas moins de 10 grands prix littéraires d'Afrique noire. De Tchicaya U Tamsi à Jean-Baptiste Tati Loutard en passant par Henri Lopes, Sony Labou Tansi et Sylvain M'bemba, le Congo a produit des auteurs d'une créativité luxuriante et dont les œuvres constituent incontestablement des contributions majeures au patrimoine culturel de l'humanité.

Le théâtre n'est pas en reste et a connu ses heures de gloire notamment avec le Rocado Zulu Théâtre de Sony Labou Tansi, l'Alima Scène de Matondo Kubu Ture ou le Théâtre de l'Eclair d'Emmanuel Boundzeki Dongala. La danse contemporaine se renouvelle grâce à des jeunes chorégraphes tels que Chrysogone Diangouaya, Borrina Mapaka ou Durand Boudzimbou, créateur et directeur artistique du Ballet Tieri - Prix Découvertes RFI-Danse au cours de l'année 2000. La peinture est omniprésente. Avec ou sans la légendaire École de Poto-Poto, elle reste pétillante de fraîcheur et grouille d'individualités qui explorent de nouveaux horizons. Wassa, Gotène, Eugène Malonga, Michel Hengo, Trigo Piula, Francis Tondo Goma, Rémy Mongo Etsion, Jean Iloki, Balonga Bandoudi, Bernardine Alouna, Bill Kouelany, etc. une palette d'artistes aussi talentueux les uns que les autres et qui n'ont pas fini de repeindre le monde et d'annoncer le nouvel âge de la création artistique et culturelle congolaise[...]

Par Franck Bitemo
Rédigé le Vendredi 14 Janvier 2005 à 00:00 | Lu 2935 fois | 1 commentaire(s)





1.Posté par dominique souppart le 07/05/2009 16:30 | Alerter
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je possede untableau d'eugene malonga et je voudrais le faire expertiser comment dois je faire??00000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000

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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




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