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Utamsi

ENFANT IL EUT LES BOYAUX DURS

Né à M'Pili le 25 Août 1931 Utamsi est un poète dense et exigeant, un dramaturge à la plume acerbe qui s'est engagé dans la voie du roman à la fin de sa vie. Mort d'une crise cardiaque le 18 Aout 1988, Tchikaya laisse une oeuvre à l'écoute de la vie, peuplée de personnages héros bien piètres vivant une vie plus ou moins vide ou misérable.


Utamsi
Utamsi
Enfant il eut les boyaux durs comme fer et la jambe raide et clopante.
Terrible, noir et fier,
il allait dans le vent du fleuve Congo au bord duquel il était né.
A l'école on l'envoya seul noir parmi des têtes blondes.
" Mais, me veut-on un sang aryen ?",
se demanda t-il. Débarqué en France où son pere siégeait au Palais Bourbon, il y passa sa jeunesse à trimer pour survivre ; souhaitant chaque matin le coup de pied au cul de la chance.
Quand Lumumba vint, il fit ses valises pour le Congo.
Son héros mort, il revint sur la seine. Comme le fleuve Congo,
Sa poésie charriera autant de cadavres que de jacinthes d'eau.
Des éclats de rire aussi.
Car Utamsi était un rieur qui ne pouvait résister à l'envie de rire chaque lecon qu'on voulait lui donner.

Par David Gakunzi
Rédigé le Mercredi 20 Août 2003 à 00:00 | Lu 1521 commentaire(s)




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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




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