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The Gladiators

Albert Griffiths, Errol Grandison et David Webber

The Gladiators est un groupe de reggae jamaïcain formé en 1967 et toujours en activité. La formation initiale se compose de 3 amis issus du même quartier de Kingston 11 : Albert Griffiths, Errol Grandison et David Webber. Ils enregistrent leur premier single en 1967 qui sort en face B du Train To Skaville de The Ethiopians, ceux-ci étant crédités comme interprètes de la chanson. Leur premier succès est le single [track artist=The Gladiators]Hello Carol en décembre 1968. En 1976, grâce à la signature avec le label Virgin, la trilogie Trenchtown Mix Up, Proverbial Reggae et Naturality est distribuée partout en Europe. Beaucoup de leurs titres deviennent des classiques du reggae. Albert Griffiths a passé en 2004 le relais à son fils, Al Griffiths, avec l’album Father and Sons.


Albert Griffiths est né le 1er janvier 1946 dans la paroisse de St Elizabeth en Jamaïque. Il est en contact très tôt avec la musique et apprend le banjo. A l’âge de 14 ans, il se retrouve dans le ghetto de Trenchtown à Kingston. Il apprend la maçonnerie et commence à chercher du travail en ville. Albert Griffiths rencontre David Webber, ils tentent quelques auditions sans succès. Il reprend son activité de maçon et travaille sur les chantiers. Il y rencontre notamment le contremaître Leonard Dillon (leader de The Ethiopians) et Leebert Robinson qui va se lancer, pour eux, dans le business musical et organiser une session à Studio One. De cette séance sortira le 45t de The Ethiopians Train To Skaville avec, en face B You are the Girl crédité à Al & The Ethiopians. Nous sommes alors en 1967. En 1968, Errol Grandison se joint au projet, le groupe devient un trio auquel Albert, le leader, doit trouver un nom. Un ami lui confie que s’il était artiste, il appellerait son groupe The Gladiators. L’idée enchante Albert qui adopte définitivement ce nom.

Les Gladiators, en réponse au 1er titre, enregistrent The train is coming back to Skaville pour Robinson. En 1968, Albert Griffiths se rend à Studio One et s’invite à une session. Il enregistre l’un des plus gros tubes des Gladiators Hello Carol. En 1969, David Webber souffre de troubles mentaux inquiétants et se voit remplacé par un jeune venant des collines de St Andrews : Clinton Fearon. Les Gladiators vont alors jouer comme backing band d’artistes tels Burning Spear et Stranger Cole. En 1973, Errol Grandison quitte le groupe. Les Gladiators sont redevenus duo, Albert se souvient alors d’un collègue et l’invite à être le troisième membre du groupe : Gallimore Sutherland. Au début des 70’s, ils enregistrent pour Lloyd Daley Freedom Train, The Race puis pour Duke Reid Live Wire et pour Lee « Scratch » Perry Time. Albert Griffiths et Clinton Fearon enregistrent, au studio Black Ark de Lee « Scratch » Perry, l’accompagnement du Jah Vengeance de Yabby You en 1974. Mais c’est Coxsone qui va s’avérer être leur plus gros soutien. C’est à Studio One qu’ils vont enregistrer leurs plus grands succès : Jah Almighty, Roots Natty, Jah Go Before Us… Coxsone compilera en 1979 quelques singles enregistrés au Studio One dans l’album Studio One Presenting The Gladiators.

En 1976, Bob Marley a déjà explosé au niveau international. Le producteur Prince Tony Robinson décide de faire écouter les Gladiators à des producteurs britanniques. Il part avec une cassette et revient avec un contrat chez Virgin. Les Gladiators vont frapper très fort avec l’album Trenchtown Mix Up (enregistré au studio de Joe Gibbs) sur lequel on retrouve des titres originellement enregistré à Studio One aux côtés de la reprise de Bob Marley : Soul Rebel. En 1978 sort Proverbial Reggae qui confirme leur talent avec des titres historiques comme Jah Works, Dreadlocks The Time Is Now et Stick A Bush. En 1979, toujours produit par Prince Tony Robinson pour Virgin, le groupe sort Naturality d’où sont tirés les titres Write to Me et Get Ready. Cette même année, ils enregistrent à Channel One et sortent l’album à l’étrange pochette japonaise : Sweet So Till. Cette pochette, représentant un couple en plein préliminaire, est due à une erreur de la part de Virgin, la maison de disque du groupe s’occupant de tous les aspects marketing. En effet, les Britanniques ont pris la chanson titre de l’album pour une chanson d’amour d’un homme pour sa femme et ont donc choisi la pochette qui leur paraissait adéquate. Les membres du groupe furent surpris en voyant la pochette alors que la chanson parlait de marijuana. Ils partent ensuite pour leur première tournée et ils donnent leur premier concert au 100 Club à Londres.

En 1980, Virgin fait confiance à Eddy Grant pour produire le groupe et l’ouvrir à d’autres sonorités. Le résultat est un désastre ne ressemblant en rien à l’esprit Gladiators et sera très discuté par la critique. Albert Griffiths, Clinton Fearon et Gallimore Sutherland ne poseront que leur voix, les riddims étant pré-enregistrés par les musiciens d’Aswad. Ce sera le dernier album chez Virgin. En 1982, le label Nighthawks organise une tournée en Europe. Les Gladiators travaillent alors avec les producteurs Prince Tony Robinson (Gladiators by Bus et Babylon Street), Jacky Knafo (Back To Roots) et autoproduisent pour Nighthawks l’album Symbol of Reality. On les retrouve au Reggae Sunsplash de 1982, prestation enregistrée avec Israel Vibration (label Genes Records). Pour Nighthawks, le groupe enregistre deux albums avec US Tour EP (1983) et Serious Thing (1984). En 1985, ils sortent Country Living chez Heartbeat Records qui les replace sur le devant de la scène roots. Ils partent en tournée internationale en 1986 et l’année suivante Clinton Fearon décide de rester à Seattle pour commencer une carrière solo. La décision de Clinton Fearon ne sera pas comprise. L’album suivant In Store For You (enregistré à Channel One) sera signé Albert Griffiths & The Gladiators.

Les Gladiators bénéficient d’un écho exceptionnel au niveau international. Etrangement, la formation est moins populaire en Jamaïque. Griffiths adore la France et y vient chaque année. La production du groupe a toujours été soutenue avec, en moyenne, un album par an. Les lyrics sont militants et souvent emplis d’un humour cynique. Les harmonies vocales font aussi partie des grandes réussites et des raisons du succès. Le groupe a signé, en 2004, plus de trente albums. Le temps passe et Albert Griffiths, depuis ces trois dernières années, commençait à préparer sa sortie (sans véritablement avouer un franc départ). En octobre 2004 a commencé la dernière tournée d’Albert Griffiths & The Gladiators, avec les anciens comme Gallimore Sutherland, Clinton Ruffus, Ruddlowe Robinson, Earl ‘Bagga’ Walker et Vernon Sutherland auxquels s’ajoute la jeune génération chargée de prendre la relève : les fils Griffiths avec Anthony à la batterie et surtout Al Griffiths, héritier direct du micro de son père. Le dernier album des Gladiators s’intitule Father and Sons, il est sorti sur le label français Xiii Bis Records en octobre 2004. Al Griffiths est chargé de continuer avec le groupe sans son père. Albert Griffiths réside actuellement à St Elizabeth, où il a ouvert un night club, mais ce dernier ferme ses portes au bout des quelques années, faute de clients. Dans le même temps, Albert projette de devenir producteur et ainsi, montrer la voie à la nouvelle génération. En 2006, est paru un album réunissant les Gladitors et les kayans. Selon Clinton Fearon, Albert serait atteint de la maladie de Parkinson.


Last fm
Rédigé le Samedi 5 Juillet 2008 à 17:43 | Lu 2998 fois | 0 commentaire(s)






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