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Stromae se confie au début de sa tournée africaine


« A part l’humanité, je n’ai pas d’autre message… C’est juste raconter l’humanité, des tranches de vie… » Ces quelques mots, le chanteur Stromae les a tenus face à 12 000 personnes, dont beaucoup d’enfants, le 13 Mai à la statue de la Renaissance africaine à Dakar. Une date, la première de sa tournée en Afrique subsaharienne, très attendue par le public et par l’artiste.
« J’ai peur de l’inconnu, étant donné que je suis assez rigide et calculateur. Alors forcément, dès que je suis face à l’inconnu, je perds un peu mes moyens. C’est cet inconnu qui me fait un peu peur. Mais c’est l’excitation, évidemment, comme chaque fois lorsque je monte sur scène. C’est l’imprévu, c’est positif, c’est super ! », confie l’artiste avant le concert.
« L’inconnu » est venu en masse voir cet ovni de la musique dont il connaît tous les textes par cœur. Au prix de 5 000 Francs CFA (7,6 euros), 10 000 CFA (15 euros) ou 25 000 CFA (37 euros) : les tickets se sont vendus comme des petits pains.

Une coupure de courant
Stromae est venu avec son univers cynico-happy-danse : décor, lumières et vidéo prennent une place importante dans le spectacle. Si l’entrée a été un peu manquée à cause d’une coupure de courant de quelques minutes, cela n’a pas déstabilisé pour autant l’artiste, qui a enchaîné les titres pendant plus d’une heure trente, à coups de pas de danses dont il a le secret.
Le Belge ne s’est pas « ajusté à l’heure sénégalaise » comme s’en plaignent certains qui sont arrivés avec deux heures de retard (à la fin du concert), mais il s’est adapté à certains usages qui ont leur importance ici : i[« Dakar Na geen def Way ? [Comment allez-vous ?] La famille ça va ? Les amis ça va ? Content d’être ici. Première date de la tournée. Merci de nous accueillir ! Nior far way « On est ensemble », expression très en vogue au Sénégal »]i
Content, il l’était à la fin du concert ainsi que son équipe, selon Didier Awadi, co-organisateur du spectacle : « Le staff est super heureux et pense que Dakar a placé la barre très haut. Et le public a été génial. »


« Quand je vais m’approcher du Rwanda… »

Après cette première étape de Dakar, Paul Van Haver, de son vrai nom, est attendu à Praia (16 Mai), Douala (19 Mai), Abidjan (25 Mai), Libreville (6 Juin), Brazzaville (10 Juin), Kinshasa (13 Juin) et enfin Kigali (20 Juin).
A propos du Rwanda, le pays d’origine de son père, le chanteur déclare : « Je ne sais pas ce que je vais vivre, ressentir, quand je vais m’approcher du Rwanda. D’un point de vue personnel, je ne sais pas trop à quoi m’attendre et c’est là où j’appréhende. Quand je ne sais pas prévoir ce qui va arriver je me sens mal… »
Outre le Rwanda, impossible de ne pas parler des réseaux sociaux et de son dernier clip, Carmen, qui a beaucoup circulé. Stromae, 30 ans, se protège-t-il malgré tout ? C’est avec le sourire qu’il répond : « Oui je prends garde à moi. Je ne suis pas vraiment spontané sur Twitter, je crois que c’est impossible de l’être vraiment sur les réseaux sociaux. Pour le clip, on a choisi l’oiseau bleu parce que c’était le plus facile à mettre en scène, mais ce n’est pas une attaque contre Twitter. C’est plutôt une sorte de mise en garde par rapport à notre comportement sur les réseaux sociaux. »

Source lemonde.fr

Par Aisha Dème
Rédigé le Vendredi 22 Mai 2015 à 17:37 | Lu 399 fois | 0 commentaire(s)






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