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Sierra leone

BOIS D'EBÈNE

En cette année 1753, la Siera Leone est la proie de plusieurs négriers à la recherche du bois d'ébène. John Newton est l'un d'eux. Comme la plupart de ses collègues, il arrive à concilier sans trop d'état d'âme foi chrétienne et traite négrière.


Sierra leone
Par une nuit de tempête qui faillit emporter son bateau, John Newton fut touché par la grâce du seigneur. Depuis cette nuit-là, il n'est pas un matin où il ne se reveille sans chanter des louanges au Seigneur que son équipage reprend aussitôt en choeur. Depuis cette nuit là, il n'est pas un repas qu'il prend sans avoir remercié " Notre père qui êtes aux cieux..." Il n'est pas un soir où il s'endort sans avoir demander à Dieux de veiller sur son navire.
Depuis cette nuit là, il est dans ses habitudes, quand il attend sur les côtes de Sierre Leone le chargement de son bateau de bois d'ébène, d'écrire des poèmes liturgiques qui commencent tous par : "qu'il est bon Jésus..."
Depuis cette nuit-là, à chacun de ses retours à Liverpool - après un détour par les Amériques où il vend son bois d'ébène - John Newton n'oublie jamais d'aller donner une prime spéciale à l'Eglise.


D.G
Rédigé le Mercredi 2 Avril 2003 à 00:00 | Lu 1067 fois | 0 commentaire(s)





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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
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