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Série. “Atlanta” :

Une lettre d’amour à l’Amérique noire

La nouvelle série phénomène de FX Networks dépeint le quotidien de jeunes Africains-Américains à Atlanta, entre rêves et galères. Elle montre avec humour et conviction ce que signifie être noir dans les États-Unis d’aujourd’hui.


Donald Glover (à droite) est le héros et le créateur de la série Atlanta, diffusée depuis le 6 septembre sur FX Networks. Matthias Clamer/FX
Donald Glover (à droite) est le héros et le créateur de la série Atlanta, diffusée depuis le 6 septembre sur FX Networks. Matthias Clamer/FX
Lorsqu’il a créé sa propre série, l’acteur Donald Glover, révélé dans la série culte Community, a eu d’autres priorités que la complexité du scénario. Né à Atlanta, il fait de la capitale de la Géorgie le décor de sa fiction, qui raconte l’aventure de deux cousins essayant de percer dans la musique tout en gérant leurs relations amoureuses. Bref, pas l’histoire la plus originale qui soit. Mais l’intérêt d’Atlanta est ailleurs, selon The Hollywood Reporter : "Il y a une ambiance dans cette série qui fait que, plus vous la regardez, plus cette ambiance devient infiniment plus importante que le scénario.”

Car Donald Glover n’a pas seulement imaginé une histoire, “mais plutôt une tranche de vie, qui se déroule sur un rythme qui semble réel, pas fabriqué pour une série télé”, poursuit l’hebdomadaire. Le pari semble donc réussi pour Atlanta, qui a reçu une pluie d’éloges dans la presse outre-Atlantique. “Il s’agit d’une histoire décalée sur le fait d’être jeune, pauvre, noir et désespéré : c’est risqué, c’est étrange et c’est l’une des meilleures fictions de la rentrée”, juge ainsi Entertainment Weekly.

Source Courrier International

En plein mouvement Black Lives Matter, Atlanta apparaît comme une synthèse de ce que signifie être noir aux États-Unis aujourd’hui, offrant “un regard profond et essentiel sur la façon dont les races, la culture et le quotidien urbain se mélangent pour former le rêve américain”, décrit Mashable. Le site d’information The Verge va jusqu’à qualifier la série de “lettre d’amour sombre et onirique à l’identité noire”.

"Le quotidien à Atlanta (chercher un boulot, élever ses enfants, survivre, en somme) est dépeint à la façon du réalisme magique, si bien que dans cette ville à la riche culture noire, l’ordinaire devient extraordinaire. Mais avec la magie vient aussi une terrassante sensation d’épuisement. Car dans une série qui examine ce qu’être noir veut dire en termes de pauvreté, de sexualité, de santé mentale ou de rapport aux autorités, il n’est pas étonnant que les personnages se retrouvent pris quelque part entre ce qui est et ce qui pourrait être. Voilà pourquoi Atlanta est à la fois une vraie surprise et un morceau d’anthologie télévisuelle.”

Corentin Pennarguear
Rédigé le Mardi 25 Octobre 2016 à 17:28 | Lu 1935 fois | 0 commentaire(s)






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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

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Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018





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