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Seigneur Tabu Ley

Le monstre sacré de la rumba est mort

Une grande voix de la musique congolaise s'est éteinte. Tabu Ley Rochereau est mort ce samedi matin, le 30 novembre, à l'hôpital Saint-Luc de Bruxelles, à l’âge de 73 ans, des suites d’un AVC. Le « messager » ou « baobab de la rumba congolaise », aussi surnommé « le Seigneur Rochereau » par ses admirateurs, est né à Bandundu, en RDC. Il compte plus de 3 000 chansons à son actif. On retiendra de lui sa longévité sur la scène et son influence sur les jeunes. C'est lui qui avait introduit la batterie dans la rumba. La nouvelle de sa mort a bouleversé Kinshasa.


Tabu Ley
Tabu Ley
Dans sa jeunesse, il est comme beaucoup d’autres enfants, membre de la chorale dans sa ville natale Banningville, aujourd’hui Bandundu, capitale de la province du même nom. Peu avant l’indépendance, il arrive à Kinshasa. Premier boulot : secrétaire administratif à l’Athénée royale de Kalina.

Pascal-Emmanuel Sinamoyi Tabu compose des chansons et se fait recruter comme chanteur dans l’African Jazz de Joseph Kabasele, dit Grand Kalle. Il prend le sobriquet de Rochereau, mais quelques années après : divorce. Avec le guitariste Nico Kasansa, dit Docteur Nico, et quelques amis, il fonde l’African Fiesta.

Pourtant promis à un bel avenir, l’orchestre se disloque. Rochereau crée l'African Fiesta Le Peuple qui deviendra plus tard Afrisa International. Il introduit la batterie dans la rumba, c’est le grand succès qui amènera Seigneur Rochereau à l’Olympia de Paris en 1970.

Devenu Tabu Ley à la faveur de la révolution culturelle, l’artiste entreprend une tournée en Amérique et en Europe, s’exile en France, avant le retour au pays après le changement de régime.

La suite, c’est une carrière politique. Député de la transition, vice-gouverneur de Kinshasa, ministre provincial de la Culture. Il laisse une progéniture que lui-même qualifiait de nombreuse.

Source : RFI

RFI
Rédigé le Dimanche 1 Décembre 2013 à 12:01 | Lu 3580 commentaire(s)





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