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Sandra Jowers-Barber

L’enseignement de la Diaspora Africaine : l'histoire pour connecter les gens

L’un des aspects les plus agréables dans l’enseignement de l’histoire à l’Université du District de Columbia est la diversité des étudiants qui la fréquentent, On estime à 110 le nombre de nationalités représentées dans notre institution.


Sandra Jowers-Barber
Sandra Jowers-Barber
Apporter une perspective d’enseignement multiculturelle dans la salle de classe fournit aux élèves un prisme plus large à travers lequel ils peuvent faire l’expérience de cultures différentes. L’ensemble des étudiants gagne en ayant la possibilité de parler avec des pairs qui ont fui les pays déchirés par la guerre, été victimes de bouleversements politiques ou ayant vécu d’autres expériences immensément différentes des leurs.

Je crois que cette diversité représente l’un des outils d’enseignements les plus importants qui me sont disponibles.

On encourage les étudiants à partager leurs histoires personnelles de même que leurs expériences en tant qu’étudiants dans un nouveau pays. Ces discussions révèlent d’habitude un plus grand nombre de similitudes que de différences entre les étudiants. Ces échanges sont pour de nombreux étudiants la première opportunité d’interagir avec des personnes venues d’autres pays.

Les étudiants me disent qu’ils gagnent une nouvelle perception des cultures autrefois étrangères pour eux. D’autres ont peut-être vu leurs idées préconçues confirmées ou voler en éclats. Certains partent avec des perceptions qui ont été formées par des conversations de personne à personne qui révèlent des gens ayant des émotions, des craintes, des sentiments, des défis et des ambitions semblables aux leurs.

Les étudiants Africains Américains considèrent souvent leurs camarades venant des pays Anglophones de la Caraïbes dans une grande mesure comme une extension d’eux-mêmes. Parce que plusieurs d’entre eux ont un ou deux parents ou d’autres proches qui sont caribéens, il existe une notion de connectivité. Le langage est pareil et les patios sont depuis longtemps rentrés dans le vocabulaire musical des Africain-Américains. La musique dance hall de la Jamaïque est imbriqué dans le rap et feu Bob Marley a depuis longtemps implanté le reggae sur la scène musicale des États-Unis et internationale.

Sans aucun doute, la réaction de classe la plus intéressante et la plus complexe pour la plupart des étudiants est réservé à ces étudiants Noirs provenant de pays autres que la Caraïbe Anglophone ou d’Afrique. C’est à ce point que le manque de connaissance de la Diaspora Africaine entre en jeu. C’est également à ce moment que je crois que le fait d’enseigner la Diaspora Africaine devient nécessaire et important.

Même si la Diaspora Africaine est un sujet que la plupart des étudiants pense maitriser, leur connaissance est en fait extrêmement limitée. L’enseignement sur la Diaspora Africaine dissipe le mythe adopté par les étudiants selon lequel es Africains ne furent emmenés qu’à Jamestown et dans les Caraïbes. Exposer les étudiants au fait que les bateaux d’esclaves, du 15ème au 19ème siècle s’arrêtaient dans des parts ports d’autres pays leur donne une perspective différente.

Cette perspective leur permet de comprendre et d’accepter le fait que les étudiants Noirs à côté desquels ils sont assis dans diverses classes venant du Canada, d’Amérique Centrale, l’Amérique du Sud, l’Europe et l’Asie sont vraiment également des Afrodescendants. Cela représente une preuve visible que la Diaspora Africaine a placé des Africains sur tous les continents.

Plus important encore, la présence de ces étudiants confirme le fait que leurs ancêtres, comme dans les Caraïbes et aux États-Unis ont également survécu, contribué et marqué de façon durable la nouvelle culture à laquelle ils ont dû s’adapter. La différence est que leur passage s’est terminé à un autre endroit du monde. Les étudiants ne le sauront que lorsqu’on leur enseignera que la Diaspora Africaine constituait un mouvement plus large que ce qu’ils imaginaient.

Lorsqu’ils comprennent que la réalité de la Diaspora Africaine signifie que les descendants des Africains se trouvent partout dans le monde, un type différent de conversation peut commencer à prendre place. Cette compréhension peut changer ce qui a pu être une classe d’étrangers en un village de parents lointains essayant de réduire la distance qui les a séparés.


Sandra Jowers-Barber, Ph.D., est professeur assistante d’histoire à l’Université du District de Columbia. Elle dirige le Projet d’Histoire Orale de l’Université et ses domaines de recherche de prédilection sont Le handicap chez Africains Américains, les femmes Africaines Américaines et l’histoire publique.

Sandra peut être jointe par mail à l’adresse sjowers@udc.edu

http://vidaafrolatina.com/Teaching_the_African.html

Par Sandra Jowers-Barber


Traduit de l’anglais par Guy Everard Mbarga

Guy Mbarga
Rédigé le Vendredi 4 Juillet 2008 à 15:23 | Lu 1419 commentaire(s)





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