Connectez-vous
BASANGO
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Partager

Reggae engagé et hipnotique

Anthony B.


Anthony B
Anthony B
Portant le turban des bobodreads, Keith Anthony Blair, alias Anthony B., a été imprégné de
spiritualité dès le berceau: dans les plantations sucrières de l’arrière pays jamaïcain, il a grandi avec la Bible et il a été enfant de chœur. Adolescent, il a découvert les rastafaris et leur consciousness. Dès lors, ses combats pour la justice, et ses diatribes contre la corruption, la violence et la pauvreté, n’ont pas tardé à faire des vagues. Au point qu’il fut banni de la radio en 1996 pour son Fire Pone Rome. Sur son dixième disque officiel, ce singjay de 38 ans fait toujours preuve de la même énergie engagée. Les paroles du prophète produisent un effet presque hypnotique. Et cette trance riddim est renforcée
par sa voix au timbre légèrement nasal, glapissante par instants, emportée par le roulement des percussions et le galop des cordes. À cela s’ajoute la dynamique
puissante et serrée des cadences qui se succèdent – dancehall, ragga, dub ou roots.

Anthony B: «Justice Fight » (FireBall/RecRec)
Livres et brochures

Un seul monde
Rédigé le Mercredi 10 Novembre 2004 à 00:00 | Lu 3014 fois | 0 commentaire(s)





À lire aussi :
< >

Lundi 28 Mars 2016 - 12:05 Le jazz éthiopien ne meurt jamais

Mardi 11 Août 2015 - 17:19 "Tombouctou" le nouveau clip d'Inna Modja

A Lire | A Ecouter | A Voir | Life Style | Mémoires









Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018





Facebook
Instagram
Twitter