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QUAND SAINTRICK ÉMEUT LES BRAZZZAVILLOIS

Le samedi 5 Avril 2008, les amoureux de la musique ont vibré au CCF de Brazzaville sous la musique des Tchielly patronné par Saintrick.


SAINTRICK
SAINTRICK
En effet, Saintrick a livré au public brazzavillois un genre de musique différent de ce qu’il écoute souvent. C’est un mélange de rythmes et de langues de différentes régions d’Afrique à savoir le Sénégal et son Congo natal.
Chanteur de talent et bon danseur ? Saintrick a donné le meilleur de lui-même pour captiver l’attention du public habitué au ndombolo et à la rumba. La preuve, plusieurs d’entre eux ne cessaient de répéter ces chansons.

A ce propos Claude Renaud Nziengui pense que Saintrick est un artiste hors pair et de classe internationale. Sa musique n’est plus seulement nôtre, elle a traversé les frontières, mais entant que fils du pays nous sommes pour lui.
Rosine Okana n’a pas caché de mot en disant avec émotion : je l’aime trop, sa musique captive, emporte. Il prouve au monde que le congolais n’est pas fermé, il est capable d’adopter les rythmes des autres.

Chorégraphe assermenté, Saintrick se révèle avec des textes frappants, des rythmes moulants traduisant réellement le yeketi, nom de sa musique qui veut dire élévation.
Malick, ressortissant sénégalais vivant à Brazzaville, affirme : j’ai connu saintrick depuis Dakar... il est formidable, sa musique est bonne, nous l’avons adopté... il est rare.
Oui, rare, saintrick l’est. Il a su conquérir toute l’Afrique de l’ouest, mieux toute l’Afrique, mais pour montrer aux siens qu’il n’a pas oublier ses racines congolaises , il a chanté outre en wolof, sango mais en lari aussi. Ce qui a ému plus d’un.
La dimension de sa musique et de sa couleur a drainé vraiment un monde bigarré au CCF. Pour Elvis de mère centrafricaine et de père congolais : Saintrick porte en lui toute l’Afrique. C’était magnifique.

Né en 1968 à Brazzaville, Saintrick est auteur, compositeur, interprète et arrangeur. Il a découvert la musique depuis 1980 à Dakar au Sénégal où il a vécut jusqu’à l’âge de 15 ans. Ayant pour modèle le célèbre musicien Sénégalais Ismaël lo, il opta pour l’harmonica avant de venir s’initier à la guitare au Congo en 1983.

A Brazzaville, il intègre les groupes jah children, africa bass et tambour de brazza. Voulant s’exprimer seul, il crée en 1988 avec son frère bassiste un groupe appelé les Tchielly qui veut dire l’épervier en wolof langue parlée au Sénégal.
Ses chansons prônent entre autre la paix et l’amour. Il le prouve par son implication en faveur de la paix et dans la protection des droits de l’homme. C’est ainsi qu’il participa en 2001 aux côtés de Youssou n’dour, Peter cole et autres au projet Refugee voice qui aboutit à l’enregistrement de l’album Building Bridges dans lequel il enregistra Iyo Mama. Un morceau qui fit grand succès. Une tournée fut même organisée en Europe pour la promotion de cet album, un album produit par le HCR.
A ce titre, Saintrick et les Tchielly sont toujours prêt à répondre à l’appel des organismes comme le PNUD, Amnesty International, L’UNICEF, HCR.. Pour soutenir leur action. Avec le PNUD par exemple, Saintrick est l’auteur du titre de la chanson continentale du PNUD ‘Nous sommes les Tam-Tam et de son refrain. Un projet auquel a participé des artistes musiciens de renom comme Angélique kidjio, Manu Dibangou, Cheb Mami, Baaba Maal, Koffi Olomide, Salif Keita, Didier Awadi...
Notons qu’après Brazzaville, Saintrick s’était produit aussi à Kinshasa.


De Genséric Fresnel BONGOL TSIMBA
correspondant permanent de Basango.com au Congo




De Genseric Fresnel TSYMBHAT-BONGAUL
Rédigé le Jeudi 24 Avril 2008 à 13:59 | Lu 1934 fois | 0 commentaire(s)





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