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Projets importants pour les Afrocolombiens

La réécriture de l’histoire afrocolombienne, la construction de Centres de Mémoires, des programmes pilotes d’éducation ethnique et d’entreprenariat culturel : telles sont quelques unes des propositions faites par la Ministre de la Culture , accompagné du vice-président Francisco Santos lors de la Journée Nationale de l’Afrocolombianité.


Projets importants pour les Afrocolombiens
À l’occasion de la Journée Nationale de l’Afrocolombianité et au cours de la réunion de la Commission Intersectorielle pour le Progrès de la Population Afrocolombienne, des Palenque et Raizal (Comisión Intersectorial para el Avance de la población Afrocolombiana, Palenquera y Raizal) célébrée à Cali, la Ministre de la Culture Paula Marcela Moreno a présenté les dispositions de son ministères en faveur de la population afrocolombienne.

“Il est nécessaire de positionner dans le pays la thématique de la diversité et de la pluralité, et que prenne fin l‘invisibilisation de la culture afrocolombienne. L’ensemble de la société requiert que chacune de ses parties soit valorisée et intégrée pour fonctionner de la même manière. Ce n’est qu’en reconnaissant que nous faisons partie d’un projet commun que nous pouvons construire tous ensemble le futur de cette Nation”, a affirmé la fonctionnaire après avoir présenté les recommandations de la Commission Intersectorielle avec le Vice Président Francisco Santos qui préside la Commission.

Parmi les recommandations présentées à l’opinion publique, le Ministère de la Culture en tant que membre de son comité directeur mettra en place les actions suivantes :


- Le processus de récupération et de redéfinition des histoires des municipalités et des communautés afrodescendantes. Ce processus de réécriture de l’histoire permettra la reconnaissance de personnages, de faits, de lieux et d’aspects permettant de rendre visibles la contribution de cette population à la construction du pays.

- Soutiendra la consolidation et le renforcement de ‘Centres de Mémoire Afrocolombienne’ dans différentes régions à l’occasion de la commémoration du Bicentenaire des Indépendances.

- Élargira la campagne ‘Colombia, Colombias’, par le biais des médias de communication visant à ce que les colombiens valorisent la diversité du pays et respectent les différences.

- Participera activement au développement de programmes pilote d’éducation ethnique et d’alphabétisation qui comprennent la dimension culturelle, en partenariat avec le Ministère de l’Éducation.

- Concevra et appliquera un programme d’entreprenariat culturel pour les municipalités à majorité afrodescendante, garantissant un schéma de formation et d’accès au marché.

- Établira un programme d’internationalisation de la culture afrocolombienne qui fera partie du programme d’internationalisation du Mouvement Mondial de la Diaspora Africaine, tel que souscrit dans la ‘Déclaration de Cartagena pour l’Agenda Afrodescendant des Amériques (Declaración de Cartagena para la Agenda Afrodescendiente de las Américas’) de 2008.

Les recommandations proposées par la Commission Intersectorielle visent à faire face aux neuf barrières ‘invisibles’ qui empêchent l’avancée de la population afrocolombienne, des palenques et raizal, et envisagent de mobiliser autant les institutions publiques que privées de Colombie. Ces barrières ont été détectées suite à la réalisation de 18 ateliers à travers le pays –auxquels ont participé plus de 4000 personnes–, en plus des sessions plénières et de niveau technique, et grâce aux principes tirés de trois études importantes sur cette population au pays.

Les principales barrières ‘invisibles’ détectées furent:
1. Racisme et discrimination raciale.

2. Faible présence et représentation de la population afrocolombienne, des palenques raizal dans les espaces politiques et institutionnels de décision.

3. Faible capacité institutionnelle des processus d’organisation de la population afrocolombienne, des palenques et raizal.

4. Plus grandes difficultés à l’accès, à la permanence et à la qualité dans le cycle éducatif, ce qui limite l’accès aux emplois de qualité et à l’entreprenariat, et rend également difficile le dépassement de la pauvreté.

5. Inégalités dans l’accès au marché du travail et association avec les emplois peu spécialisés et à faible rémunération (emplois peu qualifiés).

6. Rare reconnaissance et valorisation sociale de la diversité ethnique et culturelle comme un des facteurs de l’identité nationale.

7. Déficience du point de vue de la sécurité juridique, des droits de propriété des territoires collectifs.

8. Faible disponibilité de l’information sur la population afrodescendante, ce qui limite la quantification et l’identification des bénéficiaires, de même que la définition d’une politique ajustée aux particularités ethniques et territoriales.

9. Accès limité aux programmes d’allocation.


Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

www.mincultura.gov.co



Guy Mbarga
Rédigé le Samedi 23 Mai 2009 à 22:26 | Lu 897 commentaire(s)




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