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Place Pelourinho

SAMBA REGGAE

Quand les Africains débarquent de bateaux négriers en Amérique, ils son vendus aux enchères sur des places publiques. La place Pelourinho qui se trouve au cœur de Bahia est l'un de ces lieux de triste mémoire. Aujourd'hui la place a été reconquise par les Afro-Brésiliens, qui en ont fait le symbole de leur lieu de résistance culturelle.


Place Pelourinho
Place Pelourinho, Place oblique,
Place fatiguée, Place noire, Place rouge
Place noire et rouge,
Place de souffrance, place de résistance...
Les pierres de la place Pelourinho sont noires comme la peau de ceux qu'on y vendait.
Mais quand le soleil tape fort, les pierres de la place Pelourinho deviennent rouges.
Comme le sang des esclaves qu'on y châtiait.
Et des fenêtres de leurs grandes demeures, les grandes demoiselles de Bahia contemplaient
les dos en sang des esclaves fouettés. C'était leur distraction favorite.
Place Pelourinho,
Place de bonheur et de grandeur,
Place Olodum, Place Île Aiye, Place Muzensi, Place Araketu.
Pelourinho c'est là qu'aujourd'hui les descendants des esclaves, les déshérités de Bahia en quête d'identité
renouent avec leur mémoire africaine en célébrant les pharaons et le panthéon vaudou.
Sur du Samba Reggae, une mixture de musique qui trace l'axe Brésil-Jamaique en un trépidant concert de grand tambour.

David Gakunzi
Rédigé le Lundi 27 Janvier 2003 à 00:00 | Lu 1161 commentaire(s)




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Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018





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