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Pidjiguiti

Qui se lève à l’aube?

La Guinée-Bissau est en deuil, ce 4 août 1959. Des dockers en grève ont été massacrés par la police


Xime de Sana Na N'Hada
Xime de Sana Na N'Hada
L’argent coule à flot et là-bas dans les quartiers
indigènes on vit très mal. Midi et soir on mange très mal.
Là-bas dans les quartiers on se pose des questions : “ Qui se lève à l’aube ? Qui va à la plantation ? Qui porte par la longue route le palanquin du maître ? Qui arrache les herbes, qui laboure la terre, qui plonge dans la terre, dans la mer, qui trace les routes, qui décharge ? Qui reçoit pour salaire mépris et coups dans la gueule si tu rouspectes ? Qui fait la richesse du colon ? Grosse panse pleine de fric ?
Qui ? “
Là-bas dans les quartiers indigènes on vit très mal.
On voudrait vivre mieux. Il suffirait d’une augmentation de salaire.
Elle ne tombera pas du ciel pensent les dockers du port de Pidjiguiti.
Il faut faire grève.
Face au bâtiment de la Companhia Unio Fabril, trust portugais qui possède le quasi-monopole du commerce guinéen, les grévistes sont massacrés : 50 morts qui voulaient vivre un peu mieux.
Peu importe les balles là-bas, dans les quartiers on ne veut plus vivre mal.

Par David Gakunzi
Rédigé le Lundi 7 Juillet 2003 à 00:00 | Lu 911 commentaire(s)




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