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Pass

LAISSEZ-PASSER

Afrique du Sud 1956 . l’un des pilliers du système d’apartheid est le pass - document qui assigne chaque homme à un lieu de résidence dont il ne peut s’éloigner plus de 72 heures, sous peine de prison. Il indique aussi son âge, son sexe, son lieu de travail et son groupe racial - noir, indien, chinois - avec le degré de métissage pour les coloured. Il fait aussi office de permis de travail.


apartheid pass
apartheid pass
Le titulaire de ce titre est un Bantou. Il demande à être transféré de ce point-ci à ce point-là, veuillez le laisser passer, sous réserve des dispositions suivantes : il vit conformément aux clauses de la Loi sur les Indigènes Urbains. Conformément aux clauses de la loi précitée, il a le droit de circuler librement à l’intérieur de la zone prescrite.
A titre de résident temporaire on lui allouera un coin dans la zone précitée où il devra se trouver à tout instant où l’on n’aura pas besoin de ses services. Par mesure d’ordre et de sécurité, les restes de ce X seront enterrés dans un terrain réservé aux Xhosas métnodistes pour prévenir toute contestation avant le jugement dernier.




David Gakunzi
Rédigé le Lundi 7 Juillet 2003 à 00:00 | Lu 1583 commentaire(s)




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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




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