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Nicolas Guillén

SANG-MÊLE

Né en 1902, Nicolas Guillén, poète, journaliste et communiste a révolutionné la littérature hispanophone en introduisant les thèmes de la misère et de la condition des nègres. Trente ans avant Castro, il a dénoncé le vrai visage des caraïbes, déchirant ainsi le mensonge de l'exotisme.


Nicolas Guillén
Nicolas Guillén
Une lance à la pointe empoisonnée
un tambour de cuir et de bois
Son aïeul noir
Un chapelet autour d'un cou large
une grise armure guerrière
Son aïeul blanc
Un sang-mêlé
sa parole lui vient sèche des forêts et un soleil
rouge coule dans ses reins
Son poing est fort
Son poing est tendre aussi
sur le ton Son il peint
Il peint les caraïbes
Les West Indies
Noix de coco
sable blanc et mer bleue
tabac et eau-de-vie
Le peuple du all right
oû rien ne va
Le peuple du very well
oû tout va mal

Par David Gakunzi
Rédigé le Jeudi 2 Septembre 2004 à 00:00 | Lu 2650 fois | 0 commentaire(s)





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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




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