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New Cross massacre

MORTS EN CÉLÉBRANT LA VIE

Ce 21 janvier 1981, les rues de Londres sont couvertes de manifestants. Le 18 janvier 1981, treize adolescents noirs sont morts, brûlés, à leur discothèque par des partisans de l’extrème droite.


New Cross massacre
La nuit est chaude. Très chaude.
Une basse roule, des congas éclatent, des saxophones soufflent; le DJ s’active et de ses doigts magiques sortent des sons ensorcelés et ensorcelants.
Des pas qui s’élèvent, des claquement de doigts, des corps qui se balancent,
qui sautent jusqu’aux nues, des éclats de rires, des rires généreux qui déchirent les masques, le rhum qui brûle aussi chaud que le drum.
Un sentiment de bonheur intense.
Des regards se croisent, des corps se parlent, des rêves prennent corps.
Et soudain le cauchemar !
Sans transition. Du paradis à l’enfer.
Des hurlements, des cris de panique, du sang, des corps déchiquetés, le choc des corps.
Et tout le monde qui court dans tous les sens, et tout le monde qui tente de sauver sa peau.
Et tout le monde qui ne la sauvera pas.
Treize mômes qui étaient là pour célébrer la vie.
Pour tuer , une bombe a été balancée sur leur discothèque.

David Gakunzi
Rédigé le Mardi 21 Janvier 2003 à 00:00 | Lu 942 fois | 0 commentaire(s)





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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

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Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




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