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NDIMA " PYGMÉE AKA "

Crée le 15 janvier 2003 à Kombola, département de la Likouala en République du Congo, à l’initiative du chercheur-ethnologue Sorel ETA, Ndima (la forêt en langue aka) est un groupe d’artistes (chanteurs et danseurs) de la tribu pygmée aka .


Ndima Pygmée Aka
Ndima Pygmée Aka
Dans sa vision, Ndima se propose de promouvoir et sauvegarder le patrimoine culturel des peuples autochtones aka menacés de disparition, en mettant en valeur à travers des spectacles et rencontres diverses, les artistes d’origine aka, leurs danses et chants polyphoniques méconnus dans leur diversité, et de favoriser par le biais de ceux-ci, le rapprochement des peuples.

En 2003, ayant retenu l’attention de M. Koichiro Matsuura, Directeur Général de l’UNESCO lors de sa participation au 4ème Festival Panafricain de Musique (Fespam) à Brazzaville, le groupe Ndima a pu exaucer son vœu d’enregistrer et publier un CD intitulé Moaka na Ndima (l’Homme et la forêt). Ce travail a pu se faire grâce à l’Association Regard aux Pygmées. Cette œuvre phonographique, la première des peuples autochtones aka de la république du Congo, a été réalisée avec le soutien de l’Unesco et du Gouvernement Japonais.

En 2006, plusieurs musiciens de Ndima participent à une résidence de musique organisée avec des musiciens professionnels d’origine Bantoue. Au cours de cette résidence, deux albums, non publiés à ce jour, ont été enregistrés. Au delà du talent des musiciens de Ndima, ces enregistrements témoignent de la volonté des jeunes générations de sauvegarder et de promouvoir leur propre patrimoine musical qui rythme toutes les étapes et les activités de leur vie sociale et spirituelle.
En novembre 2010, le groupe Ndima a présenté deux spectacles de chants et danses pendant la semaine culturelle des peuples autochtones aka organisée par l’Association Regard aux Pygmées en partenariat avec le Centre Culturel Français. Cet événement a été réalisé avec le soutien de l’Unicef, de l’Unesco, du Ministère du Tourisme, du Ministère de la Culture et du Renapac et le partenariat de Cyriaque Bassoka production, la Fondation Edith Bongo Ondimba (Felbo), la Société ILOGS, le Journal Le Point, le Cnrs et de l’association de la diaspora Congolaise Bana Brazza Les musiciens de Ndima étaient au centre des activités organisées à cette occasion. Ils ont participé à la conférence-démonstration animée par Simha Arom, ethnomusicologue et Directeur de recherche émérite au CNRS sous le thème : Les fondements et les principes qui régissent l’extraordinaire polyphonie et polyrythmie des pygmées.


Jean Pierre MONDIKA, joueur de harpe-cithare « Mondoumein »
Jean Pierre MONDIKA, joueur de harpe-cithare « Mondoumein »
A la fin de la semaine culturelle des peuples autochtones aka, le groupe Ndima a enregistré un nouvel album mettant en valeur les femmes aka et leur répertoire traditionnel intitulé Makingo ma Beeto Baaka ou (Les voix des femmes Baaka). Ces albums permettent d’explorer la beauté et la complexité des chants polyphoniques et de l’art instrumental aka, comme celui du Mbela, un arc musical ayant l’étonnante singularité de servir aussi à la chasse.

En mai 2012, à l’initiative de Georges Grillon, Directeur de l’Agence Plateau Libre, de Sorel Eta, chercheur ethnologue et de Madame Marine Deheaulme, Attachée Culturelle auprès de l’Ambassade de France au Congo, le Groupe Ndima est invité à réaliser sa première tournée Européenne en France et en Suisse.
Lors de ses tournées, le groupe Ndima anime des expositions sur le patrimoine culturel des peuples autochtones aka, afin de permettre au public d’en savoir plus sur cette culture en voie de disparition. Le groupe propose également des stages et rencontres diverses avec des artistes, élèves et chercheurs… de toutes origines pour favoriser le dialogue de culture.

La démarche suivie par Ndima et Sorel Eta s’inscrit en droite ligne dans le principe de développement durable et de l’éco-solidarité qui reconnaît aux forêts habitées par les aka le rôle de poumon de la planète. Les aka sont les derniers possesseurs d’un savoir ancestral qui inclut une pharmacopée que la science du XXIème siècle n’a pas encore découverte.


WILFRID MASSAMBA
Rédigé le Dimanche 10 Novembre 2013 à 17:01 | Lu 1078 fois | 0 commentaire(s)






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