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Muntu Valdo

Le Petit Prince du Sawa Blues émerveille avec son Moiyé Na Muititi

La sortie musicale du mois d’Avril 2005 est assurément le premier acte d’une aventure artistique appelée à durer, Moiyé Na Muititi traduisez Des Dieux et Des Diables gravé par le Petit Prince du Sawa Blues, Muntu Valdo. De ballon d’essai le travail de ce jeune africain, kemito-duala des civilisations des mangroves, s’est transmué en une délicate perle de sensibilité, de saveurs mélodiques, poivrées et relevées.


Muntu Valdo
Muntu Valdo
Le jeune guitariste, chanteur et virtuose harmoniciste se pique d’être à la fois compositeur et fabricant de ces mélodies que bien peu d’oreilles, plus ou moins avisées, pourraient oublier. En une fraction de clin d’œil Muntu Valdo, son cri ému, sa voix serpentante, son tutoiement fin de notes alternativement graves ou aiguës, son son dépouillé et nuancé s’installe dans les cœurs de ceux qui l’écoutent ou ne l’entendraient que par hasard. C’est en règle générale le début d’une bienheureuse accoutumance.

En effet sa musique vient de loin, elle pèse le poids non de la vieillesse mais de la densité immémoriale de sa substance, de sa science limpide. Musique qui n’a pas d’âge, comme son auteur qui revendique plus de cinq mille ans d’années d’existence, témoins les hiéroglyphes de sa faussement anodine pochette, le Sawa Blues est propre en exclusivité à Muntu Valdo.

Ses riffs de guitares, sa voix enroulée autour d’une langue africaine pure, à tons ondulants, dictée entre temps et contretemps, signent une ouvraison, un genre qui ne doit rien à personne d’autre que son inventeur. Neuf. Ces pulsations musicales semblent pourtant familières, voire familiales. Et pour cause elles refont le lien entre les Amériques africaines et le continent mère, depuis l’œkoumène équatorial de cette Afrique conservatoire, berceau, autant que lieu privilégié de syncrétismes agençant esthétiques des temps reculés et ambitieuses innovations contemporaines

Ce sawa blues

Muntu Valdo
Muntu Valdo
plonge dans les racines aquatiques des cultures côtières, il parcoure en va et vient l’itinéraire des fils d’Afrique déportés avec la génétique de leur plastique musicale ancestrale, restituée rénovée, acclimatée à la nécessité de vaincre les fers. Muntu Valdo est bien blues, et il offre d’envelopper cette puissante expression artistique populaire de touches, d’univers rythmiques et harmoniques africains. Martelant ses Dieux et ses Diables en ponctuant d’un jeu de guitare typique ses airs élaborés, égrainés le long du manche de six cordes bien parlantes et meilleures pensantes encore, l’artiste interroge la société, sans colère ni esprit vindicatif, sur le chemin millénaire de la vérité. Celle qui ne saurait être tue, et qui ne peut être dite que par un infime petit nombre.

Muntu Valdo propose dans ce premier album Gods & Devils [Des Dieux et Des Diables] une palette assurément large de ses talents de compositeurs et d’arrangeurs, teintant volontiers sa mixture sawa blues d’afro-beat, de funk, de variété africaine, française ou même de traditionnels camerounais. Les 16 titres de l’opus ne diluent cependant en rien la netteté d’un genre inédit qui change du déjà entendu tout en rappelant l’ancien, entre rupture du phénomène et continuité du noumène. Et si le moderne cessait d’être si stupidement opposé à l’histoire, aux traditions, à la mémoire…

La performance managériale de l’homme orchestre et Petit Prince du Sawa Blues s’apprécie à l’aune de ses conditions de production. L’avenant bonhomme démontre avec aplomb que la qualité des musiciens évoluant sur le continent, malgré un environnement professionnel étroit et quelques fois délétère, parvient à élever la production au niveau des œuvres internationalement défendables. Moiyé Na Muititi est une autoproduction camerounaise, home made pour laquelle Muntu Valdo a dû se mettre aux manettes de la technique des studios, et de la coordination humaine requis par la production. Chapeau à son équipe et à tous les talentueux musiciens qui ont été de l’aventure.

Une aventure qui a commencé depuis la nuit des temps explique le Petit Prince… Pour notre bas monde sublunaire nous dirions que cet apparent trentenaire fait ses classes auprès de quelques bao [bab] de la musique camerounaise tels Eko Roosevelt dont il est guitariste et choriste [1995-1998] après une carrière précocement entamée dans les compétitions musicales interscolaires. Ce récalcitrant qui s’essaye aux voies les plus déconseillées de l’expérience existentielle et spirituelle humaines poursuit néanmoins ses études jusqu’à l’université de Yaoundé, passionné d’histoire africaine, et d’un certain …Cheikh Anta Diop. C’est tout senti, sa Nation nègre et sa culture il les chantera du plus haut de ses talents !

Si la guitare a très tôt été sa fidèle complice au début des années 80, l’harmonica lui arrive par sa rencontre avec Vincent Bucher en 1998 lors des Rencontres Musicales de Yaoundé [REMY].

La fin des années 90 et l’orée du troisième millénaire chrétien sont sa sortie au jour camerounais puis français, il enchaîne récompenses locales et tournée nationale, accompagne des stars du pays. Continuant de se forger une route à sens unique où il sera désormais chemin, chauffeur, guide et arrivée, Muntu Valdo accompagnera des artistes de réputation continentale et internationale ou assurera des premières parties remarquées. Il côtoie ainsi les Talla André-Marie, Lokua Kanza, Rido Bayonne, Etienne Mbappe, Keziah Jones, Cheikh Tidiane Seck ou Richard Bona.

L’accouchement du premier bébé est proche. En novembre 2004, la Fnac sélectionne son titre fétiche Leta en première plage de la compilation Autoprod Jazz produite par la Fnac Forum des Halles. Quelques mois après Moiyé Na Muititi déboule dans les bacs, avec Afrikara aux avant-postes pour les karanautes mélomanes. Et il y en a un bon rayon.

Qu’il nous suffise de clamer haut et fort que Muntu Valdo est la Révélation et la Découverte Afrikara de cette moitié d’année 2005 et l’on comprendra que l’album est à avoir dans sa discothèque, utilisable à toutes les heures et moments de la journée. De plus, la boutique de votre site vous fait la courte échelle, vous pourrez le commander directement on-line depuis votre Afrikara.com.

Un dernier chouia de félicitation et d’encouragement au Petit Prince du Sawa Blues, en attendant de le voir sur scène bientôt.



Pour acheter sur Afrikara : clicquez ici
Informations supplémentaires : www.muntuvaldo.com


Ze Belinga / afrikara.com
Rédigé le Lundi 16 Mai 2005 à 13:35 | Lu 2694 fois | 1 commentaire(s)





1.Posté par koudede le 16/07/2007 13:53 | Alerter
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koudede
ton est tres bien je te souhaite du courage et à bientôt
mon N° de téléphone: 0022796496415

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