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Mort de Sobukwe

ECLATS QUI REPOUSSENT LA SEGREGATION

Militant anti-apartheid de la première heure, Robert Sobukwe qui vient de mourir en prison ce 26 février 1978, fut le fondateur du Panafrican Congress.


Benjamin Pogrund and Robert Sobukwe
Benjamin Pogrund and Robert Sobukwe
Il guette de ses deux yeux et sans ouvrir la bouche il parle
De sa colère des paroles claires et précises
descendent, descendent
lentement, lentement
Des paroles qui coupent comme une lame aiguisée
Quoi ! Fermer les yeux,
fermer le oreilles, fermer la bouche ?
Quand sur les trottoirs des hommes sont dévêtus de leurs terres,
quand sur les trottoirs on jette des morts sans sépultures ?
Tandis que, tandis que
les Boers cultivent l'or la semaine et passent des week-ends gazonnés ?
De ses sombres prunelles sortent de petits feux, des éclats qui repoussent la ségrégation, la mise à part, l'apartheid.


David Gakunzi
Rédigé le Vendredi 7 Février 2003 à 00:00 | Lu 960 commentaire(s)




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Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
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