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Mode

Immersion en backstage à Dakar

La quinzième édition de la Dakar Fashion Week a ravi plus d'un observateur. Zoom sur ces moments et faits rares que le public n'a pas vus.


Ultimes retouches du jeune styliste belgo-malien Oumar Dicko sur un de ses modèles. © AP Photo / Finbarr O'Reilly
Ultimes retouches du jeune styliste belgo-malien Oumar Dicko sur un de ses modèles. © AP Photo / Finbarr O'Reilly
Les Fashion Week africaines deviennent attrayantes : de plus en plus de photojournalistes de renom choisissent de les suivre, comme le Suédois Per-Anders Pettersson qui a parcouru durant cinq années plus d'une quarantaine de Fashion Weeks dans seize pays, pour son livre African Catwalk sorti l'année dernière. Récemment, ce fut au tour du Canadien Finbarr O'Reilly, ancien reporter de guerre et coauteur de Shooting Ghost, un livre témoignant des changements qu'opère la guerre sur les gens. Il a capturé lors de la dernière édition de la Dakar Fashion Week (DFW) des moments fascinants que l'on pourrait retrouver dans n'importe quelle fashion week dans le monde, preuve d'une normalisation : même travail en amont, soirées pré ou post-défilés ou encore les nombreux défilés avec l'aide des assistants mode, coiffeurs et maquilleurs. « Ce qui me motive, c'est de penser à mes débuts. Personne n'y croyait. Je pense que j'étais la seule, avec ma sœur jumelle Awa et ma sœur aînée Nawal, qui m'ont réellement soutenue. Même la famille proche n'y croyait pas. Quinze ans après, ce n'est pas une revanche, mais plutôt un accomplissement », précise la fondatrice et styliste Adama Ndiaye. Et de poursuivre : « Je ne voulais pas d'un événement au rabais, parce que c'est important d'inspirer les jeunes gens. »

« Les jeunes se cherchent dans la mode actuelle »

La préparation puis la célébration de ce quinzième anniversaire de la DFW début juillet a épuisé Adama Ndiaye. Chaque édition est en effet un défi financier qu'elle relève pour asseoir Dakar et légitimer un secteur de la mode encore largement informel qui souffre de nombreux préjugés et du manque de soutien de la part des sponsors et au niveau gouvernemental, à la différence de l'Afrique du Sud souvent citée en référence. Pourtant, cette année, les défilés de Joburg et de Cape Town ont fait la part belle aux stylistes locaux. Rien de tel à Dakar où, aux côtés des créateurs du pays comme Astou Mballo, Lahad Guèye ou Enzo Itzaky, un Franco-Libanais vivant au Sénégal, tout le continent a été représenté parmi la trentaine de stylistes comme l'Angolaise Soraya Da Piedade, la Bissau-Guinéenne Carvalho Conceiçao, le Camerounais Martial Tapolo, la Congolaise Tina Lobondi, la Nigériane Ejiro Amos Tafiri ou le Marocain Karim Tassi. Ce fut également une grande première à Dakar pour l'Ivoirienne Loza Maleombho ou le jeune Belgo-Malien Oumar Dicko. Appréciant les différentes collections, la grande créatrice sénégalaise Oumou Sy, venue en spectatrice, a estimé que « les jeunes sont branchés à leur époque et se cherchent dans la mode actuelle. Ils sont inspirés par ce qui se passe dans les médias, ils ne vont pas seulement à la source africaine. »


Source: http://afrique.lepoint.fr

PAR ROGER MAVEAU
Rédigé le Jeudi 26 Octobre 2017 à 17:54 | Lu 141 fois | 0 commentaire(s)


Tags : Dakar, Fashion




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