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Macias Nguema

IL N'AIME PAS LA LIBERTE

Le 1er octobre 1979, Macias Nguema est fusillé. Premier président de la Guinée équatoriale, autocrate mégalomane, il avait transformé son pays en une dictature sanglante. Chaque jour ce ne fut que complot déjoué dans le sang.


Macias Nguema
Macias Nguema
Il n'aime pas du tout la liberté de parole.
Elle l'indispose, le chagrine.
Et dans son chagrin il est capable de tout:
d'écraser, d'étrangler.
Une parole libre et sa nuit est agitée.
Une parole libre et il montre les incisives, aligne
pelotons d'exécution et creuse fosses communes.
Où donc, où donc a-t-il appris à tuer ?

David Gakunzi
Rédigé le Vendredi 1 Octobre 2004 à 00:00 | Lu 3297 fois | 0 commentaire(s)





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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

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Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




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