Connectez-vous
BASANGO
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Partager

Macandal

MAÎTRE DU FEU ET POISON

Prêtre vaudou, Mavandal dirigea en 1757 une révolte d’esclaves. Capturé, torturé, brûlé vif en 1758, Macandal fut le précurseur de la lutte pour l’émancipation des esclaves de Haïti.


Macandal
Et cric, et crac !
Macandal a été arrêté. Il est sur le bûcher. Il va
être brûlé vif.
Cric, crac
Est-ce possible ?
Tout acommencer là haut dans les montagnes lors d’une assemblée de nègres marrons.
Devant ses frères, Macandal a tiré d’un verre
d’eau d’abord un foulard jaune. Et il a dit : “ D’abord il y a eu les Indiens sur cette terre. “
Ensuite du même verre il a sorti un foulard blanc. Et il a dit : “ Aujourd’hui ce sont les Blancs qui sont les maîtres de cette terre.”
Et à la fin il a sorti toujours du même verre un foulard noir. Et il a dit : “ L’heure est venue pour ceux qui sont venus d’Afrique. “ Et la révolte des esclaves a commencé.
Et cric, et crac .
Macandal était le maître du feu et du poison.
Qu’il fasse signe avec son seul bras et on pouvait voir toutes les plantations de canne à sucre flamber ou les maîtres d’esclaves tomber raides morts au milieu d’un repas en bavant du sang.
Alors est-ce possible qu’il est été attrapé ?
Qu’il soit là sur le bûcher ? La fumée devient épaisse, Macandal se détache du poteau et disparaît.
Et cric, et crac !

Par David Gakunzi
Rédigé le Lundi 7 Juillet 2003 à 00:00 | Lu 2027 commentaire(s)




À lire aussi :
< >

Jeudi 2 Juillet 2015 - 17:45 Congo’s Travel Agency

Mercredi 4 Février 2015 - 12:22 Une fée nommée Rougui Dia

L'OEIL DE BASANGO | LISAPO | TAM-TAM | TENTATIONS | ÉCONOMIE | DÉCOUVERTE | BASANGO TV | BONS PLANS







    Aucun événement à cette date.




Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




Facebook
Instagram
Twitter