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M’Banza Kongo

Capitale historique du royaume Kongo a plus d’un demi millénaire d’années d'existence

Capitale historique du royaume Kongo, M’Banza Kongo est réduite aujourd’hui à un rôle modeste de chef-lieu de la province du Zaïre dans le nord de l’Angola, qui ne laisse en rien présumé du haut lieu de civilisation vieux de cinq cent ans que représente cette ville symbole de la grandeur et de la décadence du continent.


Royaume Kongo
Royaume Kongo
Le 25 juillet est retenu officiellement comme date anniversaire d’une ville dont l’édification mal connue remonte avant l’arrivée des Portugais vers 1480. Le fondateur du royaume, le souverain Nimi A Lukenyi institutionnalisa en 1506 la date où il recevait hommages et tributs de suzeraineté de ses dépendants.

M’Banza Kongo, dénommée Sao Salvador par les colons portugais était pour ses habitants «Kongo dia Ntotela» signifiant symbole d’unité et d’indivisibilité du peuple Bakongo.
Plusieurs historiens, chroniqueurs ont mentionné l’importance de cette grande ville historique, trésor archéologique et patrimoine rare de l’humanité. Située à plus de 150 milles de la mer, du sud-est de la rivière Zaïre, elle fut décrite comme ombragée de palmiers de tamarins, de limoniers etc.

Son degré d’urbanisation et sa densité de population a frappé les chroniqueurs (Dapper, JF de la Harpe, …). Surplombant un plateau d’une population estimée à 100 000 âmes vers le 17e siècle, la ville elle-même comptait selon les périodes et les témoignages jusqu’à 60 000 résidents au 17e siècle. Une population qui déclina drastiquement au point de ne représenter qu’une poignée de centaine d’habitants à la fin du négrier 18e siècle, ainsi que le résume Louise Marie Diop-Maes [Cf. Afrique noire. Démographie, Sol et Histoire, Présence Africaine / Khepera, 1996].

L’alignement en file des maisons des habitants, très proches les unes des autres et fort bien bâties était caractéristique de M’Banza Kongo distincte en style architectural de Bénin ou de Djenné. A lui tout seul le palais du roi était une ville dans la ville. Kongo à cette époque était encore florissant, une économie presque moderne, monétarisée, une industrie textile raffinée produisant des velours et autres tissus de raphia, une filière poterie et autres artisanats qui s’échangeaient et s’exportaient comme l’extraction et la transformation du cuivre et de l’or.
Le royaume était une monarchie constitutionnelle et la succession du roi était assurée par élection ! Une fédération d’Etats composait le royaume avec des règles de subsidiarité que l’Union européenne ne découvrirait que cinq cents ans plus tard…

Le demi millénaire de M’Banza Kongo, événement majeur de portée civilisationnelle -au delà d’une simple question de date discutable- est le miroir du chemin parcouru dans le sens inverse du progrès qu’une telle référence pourrait aider à réinitialiser, en servant de nouveau point d’ancrage pour une utopie concrète de la Renaissance

ZB & Ne Zinga/Afrikara.com
Rédigé le Dimanche 30 Juillet 2006 à 08:13 | Lu 3394 commentaire(s)




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