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Les grèves de Durban

LE PRIX DE L'OR

Le 12 août 1946, plus de 70 000 mineurs sud africains se mettent en grève. Après concertations ils ont décidés qu'à partir d'aujourd'hui ils ne redescendront plus dans les mines que si on augmente leur paie, que si on améliore leurs conditons de travail, que si on leur reconnaît le droit de se syndiquer. Plusieurs d'entre eux seront assassinés par la police.


apartheid
apartheid
Ils toussent et ils crachent...ils crachent du sang
C'est si cher payé pour quelques rands. La terre
tousse et leurs os sont broyés. C'est si cher payé
pour quelques rands. La douleur comme un levain
a fait gonfler la colère. Le mot de passe est
passé: " il faut faire grève jusqu'à ce que nos
revendications soient satisfaites".
Tout le monde est là. Personne n'a trhit personne.
Tout le monde est là. Des poitrines légions
d'honneur, des chants déchirant les mailles de la
peur et annonçant l'espoir s'élèvent de Durban:
"Filunmuntu ufesadikiza- l'homme est mort mais
son esprit est toujours là."
Pas le temps de venir palabrer les patrons. Ils
sont occupés à compter les zéros de leur chiffre d'affaires.
Ils toussent et ils crachent
Ils crachent des millions de rands.
Est-ce si cher payé pour quelques rands par jour
à griffonner du papier. Dans un bureau climatisé.
Pas le temps de venir palabrer les patrons; ils
ont délégués des policiers. Ils toussent et ils crachent.
Ils crachent du feu. Coups de feu, coups de feu
et sauve qui peut. Bilan 12 morts. A la bourse
de New-York annonce la radio, l'or sud africain
a atteint son cours culminant.

David Gakunzi
Rédigé le Mercredi 9 Août 2006 à 13:42 | Lu 2254 commentaire(s)




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La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

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Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018





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