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Les afroboliviens

Reconnus par l’Assemblée nationale de leur pays

L’Assemblée nationale Bolivienne a approuvé la loi autorisant la reconnaissance juridique, politique, économique, sociale et culturelle du peuple afrodescendant au cours d’une session houleuse qui s’est tenue le mercredi 9 avril.


Il faut signaler que l’approbation de cette loi fait suite à un long débat, puisque le projet de loi fut présenté en 2004 et ces cinq articles ont été adoptés quatre ans plus tard.

Jorge Medina, directeur du Centre d’Appui Pour le Développement Intégral et Communautaire (Centro de Apoyo para el Desarrollo Integral y Comunitario) considère cette approbation comme un acte de justice, car ce qui s’est passé à l’Assemblée Bolivienne est une reconnaissance de la singularité culturelle des afrodescendants. “C’est un acte de justice pour le peuple afrodescendant, qui comme les autres peuples de Bolivie a ses particularités, sa culture, son histoire et son identité au sein de la Bolivie ”, a indiqué Medina.

La proposition de loi qui avait été présentée en était le fruit d’un travail de consultation et de construction des communautés afrodescendantes, affirme María Inofuentes, présidente du Mouvement Culturel Afrobolivien. “Du fait de la conjoncture et du manque de volonté politique du gouvernement en place, notre proposition avait été mise aux archives depuis 2004, et ce qui s’est passé mercredi dernier dans la soirée nous rend satisfaits et nous encourage à continuer notre travail pour obtenir la reconnaissance totale de nos droits comme peuple afrobolivien”, ajoute-t-elle.

L’approbation de la Loi à l’Assemblée nationale Bolivienne, permet de rendre visible les afrodescendants et de les reconnaitre comme titulaires de droits, comme l’affirme Jorge Medina: “Je pense que l’approbation de la loi a été un pas de plus pour rendre visible le peuple afrodescendant et pour reconnaitre notre contribution passée et présente en Bolivie depuis l’arrivée de nos ancêtres, depuis l’Afrique, à l’époque de la Colonie, avant la fondation de la Bolivia, notre travail dans divers secteurs économiques ”. Il a fait cette affirmation en rappelant que les afrodescendants se reconnaissent boliviens les bontés qu’ils ont reçus de cette terre et ce qu’elle leur a apporté depuis des générations.

Comme l’établissent les procédures du pouvoir législatif bolivien, la loi de reconnaissance doit désormais passer au Sénat qui agira de façon adéquate ; de la même façon, le mouvement afrobolivien fera le suivi et le contrôle social pour que la loi ne redevienne pas lettre morte. Si le traitement de la loi et son approbation tirent en longueur, le mouvement lancera une forte campagne internationale en s’abritant sous les conventions internationales des droits humains signés par l’État bolivien.

En fin, Inofuentes et Medina sont d’accords pour affirmer que “Les afroboliviennes et les afroboliviens ne resteront pas les bras croisés avec la sanction de la loi, nous devons transformer les articles approuvés en réalité, de telle sorte que l’État par l’intermédiaire de ses services puisse élaborer et réaliser les politiques de développement pour nos communautés, que le gouvernement et l’État assument leur responsabilité envers le peuple ”.

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga

Source: Agencia Intercultural de Noticias Indígenas (AINI), Santa Cruz, Bolivia


http://alainet.org/active/23474&lang=es

Guy Mbarga
Rédigé le Dimanche 20 Avril 2008 à 21:02 | Lu 1376 commentaire(s)




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