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Les Garifuna de Livingston

La caraïbe guatémaltèque abrite dans le petit bourg de Livingston des habitants issus de différentes cultures. Les garífuna, les culi, les maya q´eqchi´ et les ladinos qui malgré leurs différences réussissent à vivre en harmonie.


Les Garifuna de Livingston
Quand on arrive pour la première fois dans ce petit coin de la Caraïbe, on se rend facilement compte du mélange culturel qui le rend unique. Puis, il devient impossible de nier que la touche fondamentale de ce bourg, c’est la culture garífuna. Beaucoup de reggae, de rouge, de jaune et de vert, beaucoup de rasta… Et on se sent peu à peu dans la Jamaïque guatémaltèque, jusqu’au moment où, après quelques jours passés au son des tambours et à savourer des mets à saveur de coco, on commence à se demander qui sont “les garífuna”.


La première impression que l’on a est qu’ils sont des descendants d’Africains. D’Africains esclaves durant l’époque des colonies, comme ce fut le cas de long en large de toute l’Amérique Latine. Mais en réalité leur histoire est complètement différente, et pour beaucoup, incertaine sur de nombreux points, étant donné qu’elle a dû être reconstruite sur la base de mythes et de la transmission orale.
Plusieurs versions existent sur les racines de la culture garífuna. Celle choisie par les habitants de Livingston et racontée à toute personne qui souhaite connaitre leurs origines est la suivante.

Les garífuna descendent des caribes Noirs qui habitaient l’île de Saint-Vincent. Mais, comment sont-ils arrivés jusque là? On raconte qu’un navire qui transportait des africains emmenés en esclavage en Amérique fit naufrage. Ceux qui se sauvèrent réussirent à atteindre l’île et se mélangèrent avec les indigènes qui y habitaient alors. En 1797, l’Angleterre prit possession de l’île et les garífuna furent déportés à Roatan, une petite île hondurienne. De là, ils se dispersèrent au Honduras, au Guatemala, au Nicaragua et au Belize.

Les garífuna sont un Groupe ethnique moderne, puisqu’il n’a que 250 ans d’existence en tant que peuple unique, avec une langue propre et un Système religieux ésotérique. Leurs coutumes sont liées à leur héritage aforaméricain, même s’ils n’ont pas été touchés par l’esclavage. C’est la raison pour laquelle lorsqu’on les voit danser et jouer au tambour, on se sent connecté à l’Afrique d’une manière spéciale. Malheureusement, de nos jours, la culture occidentale met en danger la conservation de ce qui reste des cultures en Amérique Latine, qui peu à peu changent, à la merci du système, en perdant une grande partie de leurs richesses. Il faut donc connaitre davantage la diversité culturelle sur notre continent et lutter pour son respect.

Agustina Chiappe aguschiappe@hotmail.com

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga








Guy Mbarga
Rédigé le Mardi 7 Avril 2009 à 13:25 | Lu 794 commentaire(s)




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