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Les Afroboliviens disent stop à la discrimination

La Paz - Bolivie, 26 mars.- La communauté afrodescendante de Bolivie a demandé le 26 mars dernier la fin de la discrimination subie par les Noirs qui durant des siècles ont été maltraités et ont subi la xénophobie après l’immigration forcée dans les Amériques.


Les Afroboliviens disent stop à la discrimination
La demande a été faite dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale de Commémoration des Victimes de l’Esclavage et de la Traite Transatlantique des Esclaves que l’on fêtait pour la première fois en Bolivie.


Le président de la Communauté Afrobolivienne, Jorge Medina a indiqué que malgré le fait qu’ils sont inclus dans la nouvelle Constitution Politique de l’État, les afrodescendants restent victimes de la discrimination comme le montre l’extrême pauvreté dans laquelle ils vivent, une situation pour laquelle il a demandé à l’État et au gouvernement central de mettre fin à ces formes de servitude.
"Mon peuple ne demande pas une faveur, il demande du respect, et c’est pourquoi nous demandons que prenne fin ce type de discrimination, c’en est assez de ses nègres, de ces indiens, de ces k’aras; commençons à nous entendre, à comprendre nos particularités, et c’est ainsi que la Bolivie deviendra une seule", a-t-il soutenu.

Selon Medina, il est important de connaitre les conditions de vie des afrodescendants en Bolivie, et dans ce sens, il a annoncé qu’ils demanderont à l’Institut National de Statistique (INE) d’inclure ce groupe de la population, qui oscille entre 40 000 et 50 000 personnes, dans le prochain recensement qui sera réalisé en 2010 comme un groupe distinct.

La célébration de Journée Internationale de Commémoration des Victimes de l’Esclavage et de la Traite Transatlantique des Esclaves rentre dans le cadre de la campagne des Nations Unies "Vivre ensemble-semer la paix" qui vise à favoriser la conception de l’inexistence des différences, des couleurs, de crédos religieux pour respecter les droits de Chacón.
Vitoria Ginja, représentante de l’ONU a lu une lettre envoyée par le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon dans laquelle il demande de lutter contre la discrimination sous le thème "Se faire entendre, un appel à rompre le silence et que résonnent les tambours depuis les aubes de l’humanité en Afrique ".

"Ceci est un hommage aux millions d’africains qui furent arrachés violemment de leur terre natale et soumis à l’esclavage. Dans toute l’Amérique et dans les Caraïbes, il y a longtemps que les descendants des victimes de la plus grande migration forcée de l'histoire se battent âprement pour obtenir la justice, l'assimilation et le respect, et la lutte dure encore ", indique la lettre.

Le documente met l’emphase sur le fait que les descendants africains à divers endroits dans les monde continuent de faire face au quotidien aux " préjugés profondément ancrés qui font qu'ils continuent de compter pour une part disproportionnée des populations qui vivent dans la pauvreté malgré l’abolition officielle de l’esclavage".

La lettre considère que les formes contemporaines de racisme contre le peuple afro comprennent l’esclavage, la prostitution forcée, l’utilisation des enfants dans les guerres et le trafic international des stupéfiants dans lesquels ils sont plongés.
ABI

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga
http://www.fmbolivia.com.bo/noticia10126-afrobolivianos-piden-respeto-a-su-pueblo-y-acabar-con-la-discriminacion.html


Guy Mbarga
Rédigé le Dimanche 5 Avril 2009 à 20:59 | Lu 1146 commentaire(s)




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ROGER MAVEAU
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