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Le réalisateur Jean-Pascal Zadi

« Il y a autant d’identités noires en France que de Noirs »

La sortie de la comédie « Tout simplement noir », qui dénonce le racisme anti noir, trouve un écho singulier avec l’actualité. Au communautarisme, qu’il tourne en dérision, le cinéaste Jean-Pascal Zadi préfère le dialogue.


Jean-Pascal Zadi (“Tout simplement noir”)
Jean-Pascal Zadi (“Tout simplement noir”)
Jean-Pascal Zadi fait feu de tout bois. A 39 ans, issu d’une famille trouvant ses origines en Côte d’Ivoire et comptant dix frères et sœurs, ce natif de Bondy (Seine-Saint-Denis) tôt installé en Normandie n’aura attendu personne pour se lancer dans le rap (La Cellule), la télévision (Canal+), le Web (Mouv’) et le cinéma (trois longs-métrages autoproduits et auto vendus avec succès). Un esprit d’aventure et de bricole qui lui réussit.

Il entre aujourd’hui comme réalisateur dans le circuit commercial avec Tout simplement noir, une comédie qui colle drôlement à l’actualité. L’histoire est celle d’un acteur noir raté qui organise une marche de la colère antiraciste. Ou comment être en même temps au cœur des choses et à côté de la plaque. Ce déphasage n’est-il pas un autre nom de l’humour ? On envisage sérieusement l’hypothèse avec l’intéressé.


Source Le Monde Afrique


Jacques Mandelbaum
Rédigé le Samedi 11 Juillet 2020 à 23:03 | Lu 372 fois | 0 commentaire(s)





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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
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