Connectez-vous
BASANGO
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Partager

Le pélerinage de Mansa Moussa

Dans la nuit du 16 mai 1324, les astronomes égyptiens notent une éclipse de lune qu'ils n'avaient pas prévue. Etait-ce un signe? Le lendemain matin la ville du Caire reçoit la visite de KanKan Moussa l'empereur du Mali.


Mansa Moussa
Mansa Moussa
La ville du Caire est en proie à un grand remue-ménage depuis ce matin:
une étrange caravane d'hommes noirs venus d'un pays lointain est entrée
dans la ville au lent pas des cahmeaux.
A la tête de la caravane un homme qui porte comme vêtement une gaze
à dessins d'animaux, brodée d'or, un turban en mousseline soyeuse avec
des dessins califens officiels, un bourbier d'or orné de pierreries, un sabre damasquiné.
L'habit fait le roi; c'est un roi.
Son pouvoir s'étend depuis les frontières extrêmes du Mali jusqu'au Sibidougou.
Depuis quelques semaines, il est en route vers La Mecque.
Avec 8 000 personnes et 40 000 mules chargées d'or.
Chaque fois qu'il a eut à traverser une ville il a bâti un lieu saint.
En visite au Caire le souverain a tellement répandu de l'or qu'il en avili le cours.
Désormais dans ce pays de négoce le nom de son royaume Mali sera utilisé
pour nommer l'abondance, les richesses.

David GAKUNZI
Rédigé le Mercredi 17 Mai 2006 à 07:53 | Lu 8860 commentaire(s)





À lire aussi :
< >

Jeudi 19 Avril 2018 - 22:52 WANURI KAHIU

Lundi 29 Juin 2009 - 00:29 MAÎTRE GOTÈNE

Focus | Confidences | Lettres d'Afrique | Diaspora







    Aucun événement à cette date.




Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




Facebook
Instagram
Twitter