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Le chemin de fer Congo-Océan

LES NEGRES SUENT, SUENT, SUENT

La construction du chemin de fer Congo-Océan aura couté une vie par traverse.


Ella Fitzgerald
Ella Fitzgerald
Des hommes pour la voie ferrée,
Des hommes pour la voie ferrée...
Sur le chantier du chemin de fer Congo-Océan, on rencontre la machine.
Elle tourne, elle tourne, et les nègres suent, suent, suent.
Sur le chantier du chemin de fer Congo-Océan, les nègres remplacent la machine, les nègres remplacent le camion, les nègres remplacent la grue; les nègres remplacent l'explosif...
Sur le chantier de chemin de fer Congo-Océan, pour porter les barils de ciment de 103 kilos les machines n'ont pour toute roue qu'un baton et les tetes de deux nègres.
Des hommes pour la voie ferrée,
Des hommes pour la voie ferrée...
Solides, rapides, chantant, dansant les soirs de pleine lune ils arrivent. Puis ils se mettent à tousser, tousser, faibles et tristes.
Sur le chantier du chemin de fer Congo-Océan, les hommes meurent de fièvre et de faim: ils mangent de sboules de manioc aigre qui ne satisfont pas perpétuellement leur faim. Quand il pleut le travail ne s'arrete pas. L'eau ruisselle sur les visages, aveuglante et froide. et quand elle s'arrete les travailleurs se mettent à fumer comme le fumier. Comme s'il brulaient à petit feu. Les femmes travaillent aussi. Et à porter tant de pierres, à si peu manger elles n'ont plus de lait.
Des hommes pour la voie ferrée,
Des hommes pour la voie ferrée...

David Gakunzi
Rédigé le Lundi 27 Janvier 2003 à 00:00 | Lu 738 fois | 0 commentaire(s)





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