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Le Congo rend hommage à la série télévisée Africaine

Produire des séries en Afrique

Bantous communications, La Fondation Basango, l'Institut Français, La Fondation ECAir, IGIS Gabon, AZUR et Le Palais des Congrès inaugurent la NUIT DE LA SÉRIE AFRICAINE au Congo. Cette première édition de la nuit de la série africaine aura lieu le 25 Avril 2014. Une programmation exceptionnelle des Séries Africaines parfois inédites sera présentée aux noctambules « sériephiles » ponctuée d’entre-actes, d’animations, de pause-café...


Produire une série télévisée en Afrique relève d’un exploit. Alors comment naît-elle ? Qu’elle se compte en épisodes ou en saisons, le pari est toutefois audacieux pour ces Réalisateurs et très souvent aussi ces Producteurs, qui se lancent dans ce genre d’aventure, démunis de tout : Manque de moyens financiers, de techniciens qualifiés, de matériels, de diffuseurs, d’école de formation d’acteurs… Alors, le cinéaste africain bricole avec les moyens de bord pour fabriquer ce miracle qui s’appelle la série télévisée; quand on sait que celle-ci est particulièrement usante pour sa durée se fabrication. Si l’argent est le nerf de la guerre, son insuffisance n’explique pas toute la déroute de la production de la série télévisée en Afrique, puisque l’on constate que les balbutiements de la politique culturelle et audiovisuelle dans presque tous les pays du continent ne favorisent pas encore l’essor.

Le modèle national que les gouvernements africains voudraient promouvoir à la télévision sur le plan local, est malheureusement absent de leurs grilles de programme. Dans toutes les télévisions africaines, les séries occidentales et brésiliennes remplacent ce qu’aurait pu être les traditionnels héros locaux. Face à ces difficultés, une poignée de réalisateurs et de producteurs indépendants, souvent encouragés par TV5MONDE AFRIQUE, CANAL+AFRIQUE, CANAL France INTERNATIONAL et l’OIF, prennent des risques inimaginables pour produire ces séries. C’est ainsi que sont nées : Les Immigrés(52 épisodes), Au cœur de l’amour(24 épisodes), Au-delà de tout soupçon(52 épisodes), Bruit de Tambours(30 épisodes), Classe A(54 épisodes), Dou(45 épisodes), L’as du lycée(40 épisodes), L’avocat des causes perdues(52 épisodes x 3 saisons), L’histoire d’une vie(26 épisodes), La Villa d’à côté(13 épisodes), Le Testament(40 épisodes), Les aventures de Wambi(300 épisodes – 3 saisons), Noces croisées(15 épisodes), Petit sergent(20 épisodes), Sah Sandra(52 épisodes), Signature(26 épisodes), Teenager(52 épisodes), Gohou Show(21 épisodes), Ma famille

Popularité et Légitimité.

Nées dans la douleur, les séries télévisées africaines sont devenues populaires, malgré elles et apportent sur le continent africain une vraie légitimité au petit écran et un miroir sur ces populations tant les sujets rentrent en résonance avec celles ci. Leur expansion y va de paire avec la multiplication de diffuseurs qui ont pour thématique : l’Afrique. On peut citer : TV5MOMDE AFRIQUE, CFI, CANAL+AFRIQUE, certaines Chaînes de Télévisions nationales & privées africaines et la Webdiffusion de TV5MONDE PLUS AFRIQUE.

Depuis plus de 10 ans, leur production n’a cessé de croître avec des formats ambitieux tels que les 52 x 26’ et les 26 x 26’ et la multiplication des saisons.Très loin devant le modèle du cinéma africain qui est totalement absent sur le continent et ailleurs, la Série Télévisée Africaine est un genre populaire qui rencontre régulièrement son public au point de le droguer. Une maman me disait : « Tu ne peux pas envoyer un enfant dès que ça commence ». Grâce à tout cela, le secteur se professionnalise et s’affirme de plus en plus avec maintenant des scénarios aux rythmes soutenus et finement élaborés. Leur sélection en compétition dans de grands festivals internationaux tels que le FESPACO à Ouagadougou, Vues d’Afriques à Montréal, témoigne largement de cette évolution. Mis à part quelques aides institutionnelles internationales (Fonds Images Afrique, Fonds Francophone de Production Audiovisuelle du Sud, ACP films), ces séries télévisées africaines sont, pour la plus part, produites par des fonds privés.

David Pierre FILA
Rédigé le Lundi 31 Mars 2014 à 10:10 | Lu 495 fois | 0 commentaire(s)






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