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Le 6 Janvier 1959

LE SANG A LEO

Le 4 janvier 1959, l'administration belge interdit une manifestation de l'Abako ( association du peuple bakongo ). C'est l'émeute. La répression qui s'ensuit, les jours suivants, est féroce.
Dans la capitale du Congo belge l'ambiance est tendue. Des revendications des réformes n'ont jamais abouti et c'est l'explosion ce dimanche de début janvier.


Le 6 Janvier 1959
A Léo, à Léopoldville
le sang, le sang, le sang
A Léo, à Léopoldville
la terre est empourprée de sang
Las du silence
des Congolais voulaient parler
La force publique n'etait pas d'accord
coups de feu, coups de feu, coups de feu
S'ils s'obstinent à faire de nous des héros on va voir ce qu'on va voir
se disent alors les gens,
Mais quels gens, quoi ces gens ?
Bras et corps, corps et ames levés, des Congolais qui sortent leurs corps du silence des nuits
A Léo, à Léopoldville rien ne sera plus comme avant

David Gakunzi
Rédigé le Lundi 5 Janvier 2004 à 00:00 | Lu 2319 fois | 0 commentaire(s)


Tags : kinshasa, rdc, émeute




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La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

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Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




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