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Laolu Senbanjo

L’artiste qui magnifie l’art yoruba

Le Nigérian a le vent en poupe grâce à sa participation au nouvel opus de Beyoncé. Depuis, il engrange de prestigieuses collaborations.


Laolu Senbanjo
Laolu Senbanjo
Laolu Senbanjo est à l'origine du bodypainting visible dans le clip Apathy, le quatrième titre de l’album Lemonade de la diva de la pop, Beyoncé. Établi à Brooklyn, l'artiste peint des corps, mais aussi des tableaux, des murs, des vêtements, des guitares ou encore des chaussures. Rien ne l'arrête puisque son mantra est que « tout peut être peint ». Ce touche-à-tout est également musicien, chanteur de son groupe The Afromysterics Band et acteur dans la websérie Assorted Meat, qui narre le quotidien de trois Nigérians à New York. Partisan de l'afro-futurisme, l'originalité de son œuvre puisée dans l'héritage des Yorubas lui vaut rapidement la reconnaissance au sein de l’underground new-yorkais. Né à Ilorin, capitale de l'État de Kwara à l'ouest du Nigeria, il suit d'abord les traces de son père en devenant avocat spécialisé dans le droit des enfants et des femmes. Mais sa passion pour l'art et la musique est bien trop forte : il quitte alors le pays pour vivre son rêve.

Artiste engagé, Laolu Senbanjo n’hésite pas à promouvoir dans ses œuvres la culture africaine et les grandes figures du continent, mais aussi la justice sociale, le féminisme et la protection des enfants. Il a commencé sa carrière artistique en 2006 en dessinant des formes ethniques blanches ou colorées, combinant des lignes et des courbes, qu'il surnomme depuis 2007 Afromysterics. Ces motifs s’inspirent de ceux des rituels yorubas, un groupe ethnique présent sur la rive droite du fleuve Niger et dont il est issu. Présent sur les réseaux sociaux, il partage avec ses followers les bonnes nouvelles, comme la collaboration avec l’équipementier Nike sur une collection de tee-shirts et de sneakers en mars dernier : « Il faut créer son destin, ayanmo en yoruba. Just do it ! » Le Nigérian a ainsi customisé à sa façon de nombreux modèles de la marque au cours de la journée annuelle Air Max, pour le plus grand plaisir des fans. Puis ce fut au tour du géant américain du fitness de luxe Equinox d'annoncer un partenariat avec l’artiste. L'engouement pour Laolu Senbanjo ne fait que commencer.


Source: http://afrique.lepoint.fr


www.Laolu.nyc
Instagram: @laolunyc

PAR ROGER MAVEAU
Rédigé le Jeudi 26 Octobre 2017 à 17:35 | Lu 2617 fois | 0 commentaire(s)






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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018





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