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La loi sur l'immoralité

DEGRE 07

En 1949, une loi interdisant les mariages mixes est votée en Afrique du Sud.
Elle sera renforcée l'année suivante par un amendement interdisant les rapports sexuels entre personnes de groupes différents.


Black & White
Black & White
Question à un artiste sud-africain : " A quelle tribut appartenez vous ? "
" Moi ? (rire). Moi je suis métis degré 07. soit " Autre couleurs " . Je n'ai jamais compris ce que ça voulait dire. "
Pour mesurer le degré de couleur de peau de chaque individu l'apartheid a établi une échelle de couleur à sept degrés. Cette échelle raciale va de 00=blanc, à 0,1, 0,2, 0,3, 0,4 ect., soit Indien, Chinois, Métis, plus ou moins Noir. Chaque individu doit avoir inscrit sur son pass son degré de couleur.
Pour déterminer celui-ci, le premier test est un crayon qu'on passe dans les cheveux pour déterminer le degré de crêpage.
Le lait d'une vache appartenant a un Noir ne peut être mélangé au lait d'une vache appartenant à un Blanc. Et dans la rue un Noir qui marche sur l'ombre d'un Blanc est passible de prison.

David Gakunzi
Rédigé le Mercredi 8 Octobre 2003 à 00:00 | Lu 3508 commentaire(s)




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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




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