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LE CINÉMA AU CONGO

Le Moké film festival à clôturé sa première édition

Le Baobab est un arbre mythique chargé d’histoire, symbole de paix, de non violence et de longévité… Le Baobab est le trophée qui a été remis aux cinq lauréats par le jury du festival.


Wilfrid Massamba, Directeur du Moké film festival © MFF 2016
Wilfrid Massamba, Directeur du Moké film festival © MFF 2016
Wilfrid Massamba, le Directeur du Moké film festival a clôturé la première édition du festival international du film de Pointe-Noire par ses mots :
"Selon Sébastien Kamba, un des pionniers du cinéma Congolais, le cinéma congolais a connu ses "lettres de noblesse" avec le film « Les raisons d'une alliance » (1973). Considéré comme un classique du cinéma africain, ce film a passé 5 ans au Musée du film de New York. Ont suivi, à partir des années 1978, le film « La Chapelle », « Les lutteurs », un longs-métrages de Jean-Michel Tchissoukou. « Médecin tradi-moderne » un court métrage, « Le réveillon de Noël », un téléfilm de Sébastien Kamba, « Cinquantenaire de Brazzaville » un film de Bernard Lounda. Puis bien d'autres films, notamment de cinéastes de la diaspora comme Alain Léandre Baker avec « Un pygmée dans la baignoire » et « Diogène à Brazzaville » un film sur Sony Labou Tansi, écrivain congolais ; Camille Mouyeke avec « Voyage à Ouaga » ; Pierre David Filla : « L'homme-mémoire » et « Matanga ». L’engouement du cinéma congolais des années 1970 s’est refroidi avec les guerres et crises récurrentes des décennies écoulées. Les salles de cinéma se sont progressivement transformées en églises. L’inexistence de salles de projection combinée avec la carence de politique de promotion culturelle et cinématographique ont été autant de facteurs qui ont menacé l’extinction d’un cinéma qui a jadis fait ses preuves.

Dans une salle où les membres du jury s'étaient installé au premier rang, Wilfrid Massamba a continuer son allocution comme suit :
"Je suis issu d’une génération qui a connu et a vu disparaître l’un après l’autre les salles de cinéma au Congo. Le Vog à Brazzaville, le cinéma ABC, le Rex, le Star…Roy, le Club7 à Pointe-Noire ou encore la Pagode, le dernier théâtre de la ville océane ébranlé par les coups de buttoir des bulldozers il n’y a pas si longtemps encore. C’était l’époque ou nous étions en culotte courte, plein d’insouciances, l’époque des westerns spaghetti avec Bud Spencer dans "Trinita", Terrence Hill dans "Mon nom est personne", Clint Eatswood dans" Le bon, la brute et le truand" sur fond de musique de Enio Morriconne.
C’était l’époque ou l’on se prenait pour Bruce Lee dans "Le dernier dragon" ou l’on rêvait à être "Big Boss". Le temps passe, les époques changent. Il est devenu plus aisé pour un quelconque pasteur de remplir une salle de cinéma que de faire déplacer 20 personnes pendant un festival de film.

"Nous ne perdons pas espoir qu’à cela ne tienne, rêver fait parti de notre ADN. Tant qu’il y aura des histoires à raconter, tant qu’il y aura des passionnés pour nous conter de belles histoires, nous faire oublier l’espace d’un instant notre quotidien alors le cinéma vivra et continuera à nous faire pleurer, rire, aimer, danser et voyager.
Cette première édition du Moké film festival touche à sa fin avec grand espoir d’avoir mise en lumière quelques uns de nos jeunes réalisateurs. D’ici peu les lampions s’éteindront, les gagnant repartirons avec leur trophée, nous reprendrons notre trin-trin habituel et nous donnerons rendez vous à la même date dans un an. Le cinéma ne se vit pas que l’espace d’un festival, l’équipe du Royal Cinéma se bat tous les jours pour proposer une programmation éclectique.
Sur ces mots, le Directeur du Festival a remercier tout ceux qui ont contribué à la bonne tenue de l'évènement, les sponsors et partenaires, les médias, l'équipe technique ainsi que les réalisateurs et producteurs qui ont pris part à cette première édition.


WILFRID MASSAMBA
Rédigé le Lundi 8 Août 2016 à 12:33 | Lu 1199 fois | 0 commentaire(s)






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