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Joseph Beasley aux afrocolombiens

Afrocolombiens, Afroaméricains, Africains...même combat

Dans le cadre de la célébration du mois de l’Histoire Noire aux États-Unis, Joseph Beasley est venu en Colombie et a parlé de l’histoire de la libération des noirs dans son pays. Le 20 février dernier, le leader afroaméricain s’est rendu au Musée National et y a exposé l’importance de la lutte afro dans le monde et a déclaré que malgré le fait que les deux pays vivent dans des contextes très différents, le combat est pour la reconnaissance et l’habilitation de leurs droits, que “le combat restera toujours la même et nous devons nous soutenir”.


Joseph Beasley aux afrocolombiens
Le leader charismatique a indiqué que depuis des années, les noirs se battent pour la reconnaissance de leur culture, de leurs gens et de leurs droits et qu’une partie des avancées que l’on obtient actuellement sont dus au fait que des personnes se sont opposées à la répression, se sont fait écouter et sont mortes pour une cause qui n’a jamais été inutile.

“Le 21ème siècle est le siècle de l’africain”, a déclaré Beasley, et a ainsi fait l’emphase sur le fait que les frontières n’existent désormais plus, le monde s’est unifié, il est redevenu un seul grâce aux avancées dans les transports et les communications et dans ce sens, “nous devons tous joindre nos forces pour un monde meilleur”, pour que l’essence noire ne soit pas marginalisée et que les différences soient reconnues comme l’égalité des droits pour tous.

“Un problème qui existe depuis plus d’un siècle ne peut pas trouver de solution actuellement, mais le combat est possible et on peut obtenir justice”. Peut-être que l’action de plusieurs des leaders actuels en Colombie et dans le monde n’aura pas de résultats immédiats, mais la vague va se poursuivre, les efforts ne seront jamais inutiles. Et peut être que des gens mourront sans voir le rêve accompli, mais les objectifs proposés vont être atteintes, tôt ou tard, a indiqué Beasley tout en soulignant que l’union et l’héritage des leaders ne constituent pas un premier pas, mais plutôt le pas décisif, définitif pour la réalisation de grandes choses.

Finalement, le leader a déclaré que la Colombie ne doit pas attendre l’aval des États-Unis pour faire appliquer les lois qui reconnaissent la culture noire. “La Colombie doit être son propre juge, en plus du fait que les États-Unis sont un pays qui ne travaille que pour ses propres intérêts et il ne pense pas que l’intérêt des États-Unis soit centré sur la reconnaissance des afros”.

L’union, autour de “La conscience d’africanité” est nécessaire pour pouvoir poursuivre la lutte, et en tant que colombiens, américains ou africains, nous ne devons jamais nous faire tordre la main pour pouvoir dans notre combat entendre un cri de victoire. Telle est la sensation laissée par le leader à chaque personne présente au forum.


Traduit de l’espagnol par Guy Everard Mbarga
http://www.etniasdecolombia.org/actualidadetnica/detalle.asp?cid=6449
SIEC. Actualidad Étnica, Bogota, 22/02/2008.

Guy Mbarga
Rédigé le Dimanche 24 Février 2008 à 22:19 | Lu 5112 commentaire(s)





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