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Jean Grae, par-delà les mauvais génies

La rappeuse a sorti officiellement son album “Jeanius”


Figure quelque peu énigmatique de la scène underground new-yorkaise, la chanteuse Jean Grae ne semble pas avoir toujours bénéficié de la renommée qu’elle mériterait. A l’instar d’un Pharoahe Monch, son parcours est marqué par un talent hors-norme et des coups du sort qui semblent à chaque fois l’écarter d’une reconnaissance plus large.

C’est en partie ce qui s’est produit pour son dernier album “Jeanius” dont le lancement, initialement prévu en 2004, a été longuement retardé en partie à cause de sa diffusion illégale sur Internet. “Jeanius” est finalement sorti sur Blacksmiths, le label de Talib Kweli avec qui la rappeuse collabore depuis de nombreuses années.

Fille de la chanteuse Sathima Bea Benjamin et du pianiste Abdullah Ibrahim, il ne fait aucun doute que sa facilité et sa posture anticonformiste sont largement empruntes de cette filiation imposante. Reste à espérer qu’elle saura communiquer ses traits de génie.

Par Vibrations
Rédigé le Samedi 29 Novembre 2008 à 01:18 | Lu 1676 fois | 0 commentaire(s)





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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018





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