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Jazz, la rumba en héritage

Pointe-Noire va bientôt vibrer au rythme du jazz

Dans une semaine s’ouvre dans la ville océane la 4e édition de BaSango jazz, festival qui va réunir du 4 au 6 décembre les jazzmen du Congo, d’Afrique et de France au Centre culturel Jean Baptiste Tati Loutard et à Basango.


« Jazz, la rumba en héritage » est le thème du festival initié par la Fondation BaSango de Pointe-Noire. Wilfrid Massamba, directeur artistique du festival et co-fondateur de la fondation éponyme et Adrianna Massamba, présidente de ladite fondation, ont voulu après trois éditions où la part belle a été faite aux musiciens locaux, eu égards à la notoriété dont jouit l’évènement à Pointe-Noire et ailleurs ouvrir un peu plus le festival à l’international. Une dimension internationale qui se traduit par une programmation très relevée cette année avec Baloji de la République démocratique du Congo, résidant en Belgique, Helmie Bellini de France, forgée à l’école de la jazzman Sara Lazarus et des musiciens souls Jacques Daoud et Stefan Filey. Le groupe Black Bazar de France sera également aussi l’une des attractions du festival. Produit par l’écrivain Alain Mabanckou, soutenu par le label Lusafrica et managé par Caroline Blache, Black Bazar innove par son concept musical avec les sonorités de Kinshasa, Brazzaville, Praia ou Lagos où se mêlent des rythmes traditionnels et des résonances qui embrassent les discothèques de la diaspora africaine.

Les couleurs locales seront défendues lors de ce festival par les artistes Liz Babindamana, Lionel 2 Kombo Bayonne, Mantsiémé et le groupe de musique de recherche Ngolo za Ngadu (la force du caïman) emmené par Gaël Manangou, artiste musicien polyvalent, précurseur du style nsaka groove.

La 4e édition de Basango jazz festival aura une prédominance de la rumba et du jazz. L’imbrication des deux rythmes musicaux est à l’origine de l’innovation introduite par les organisateurs avec le workshop ou master class qui verront quatorze jeunes filles s’adonner au nzango sous une rythmique jazzique de l’artiste Helmie Bellini.

Les écrivains Alain Mabanckou et Georges Mavouba-Sokate ainsi que le cinéaste David Pierre Fila et le chroniquer culturel Mfumu vont édifier le public sur le jazz, ses origines et son influence sur les autres rythmes comme la rumba, le 6 décembre, à travers la conférence « Jazz, la rumba en héritage ». En soirée vont s’éteindre les lampions du festival avec les groupes Ngolo za ngandu, Helmie Bellini et Black Bazar.

Le Centre culturel Jean-Baptiste Tati Loutard va abriter le village du festival, lieu de rencontres et d’échanges entre artistes et public à travers ateliers, expositions, projections films, etc.

Source ADIAC

Hervé Brice Mampouya
Rédigé le Mercredi 26 Novembre 2014 à 07:12 | Lu 409 fois | 0 commentaire(s)






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