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J'Aimerais J'Aimerais

Une romance entre deux hommes de couleur en France

...Le film "J'Aimerais J'Aimerais" du Franco-gabonais Jann Halexander est sorti le 20 juillet en France et en Europe en DVD. C'est un moyen métrage, musical et expérimental, un objet cinématographique non identifié qui a une particularité. C'est l'histoire d'amour entre un jeune homme métis et un député noir dans une petite ville de province française. Ceux et celles qui vont à la fnac ont sans doute remarqué la jaquette de ce film, et c'est suffisament rare en France pour être signalé.


extrait d'une interview

Jann Halexander
Jann Halexander
Résumé : Chantonnay, petite ville de Vendée. Antoine Blanchard, homme solitaire victime d'homophobie, est amoureux fou d'un député catholique, Philistin de Valence, qui cache sa double vie à sa femme et ses enfants. La relation passionnelle ne tarde pas à virer au drame...

Jann Halexander incarne ici le rôle principal et signe les mélodies. Jann Halexander était déjà le héros du film de Rémi Lange "Statross le Magnifique". Son univers musical et visuel est à contre-courant de ce qui fait actuellement. Le film a été remarqué par de nombreux médias de la presse papier et internet, et une version américaine serait prévue. Ci dessous, un extrait de l'interview que le chanteur réalisateur a donné à Horreur.com, site qui parle aussi des films indépendants.

Je me doute que cette question a dû vous être posée, mais pourquoi avoir choisi dans le rôle de Philistin de Valence, un acteur noir? Est-ce que cela n'aurait pas été plus percutant étant donné que l'action du film se déroule en Vendée, terre peu propice à l'ouverture à la diversité, de prendre un acteur qui fasse "terroir"?

J'essaie d'être pionnier dans le domaine de la musique et de l'image. En tant que métis, et aussi bisexuel, j'ai eu beaucoup de difficulté dans le petit monde de la chanson, d'ailleurs ce n'est pas terminé. Un Métis au piano-voix qui fait de la chanson à textes, on peut dire ce qu'on veut et raconter les pires mensonges, mais c'est très difficile, même si j'essaie d'en tirer le meilleur. Je le dis tout en sachant qu'il y a toujours des gens qui se donnent bonne conscience en me traitant de parano. Heureusement, je suis assez " je-m’en-foutiste ", je peux faire preuve de détachement.
Mais les gens ne sont pas habitués. Y'en a qui viennent aux concerts par curiosité. J'ai reçu des messages de gens qui me disaient que c'était rare, j'ai même reçu des remerciements d'Africains ou d'Antillais.
Cela m'a fait réfléchir : je suis indépendant, marginal, je n'ai rien à perdre. Je me suis dit qu'après tout Philistin de Valence pouvait être noir, et si cela pose problème (et ça a été le cas), alors ce n'est pas ma faute, il faut s'interroger sur certains …blocages. On peut être français et noir, donc automatiquement on peut être vendéen et noir. Ou alors on est dans une nation schizophrène. Justifier d'avoir pris un Noir pour jouer le rôle d'un Vendéen, c'est une situation malsaine qui traduit davantage une sorte de racisme étrange chez les gens qui feignent la surprise, l'étonnement. Je suis à moitié angevin, j'ai de la famille en Vendée, et dans mon entourage le fait que je sois foncé ne pose de problème à personne (toute ma famille est blanche à l'exception de mon père) alors c'est vrai que ça m'agace des fois de voir des gens (qui se disent parfois de gauche) trouver ça bizarre. Il faut s'habituer, les temps changent. Et puis je ne sais pas si la Vendée dans son ensemble est une terre peu propice à l'ouverture. Pas plus que l'Anjou profond ou la Corse profonde.
Outre le fait que dans mon esprit, Philistin était un notable noir, il faut dire aussi que je profite de l'indépendance que j'ai pour privilégier les acteurs de couleur et dans des rôles qui sortent du convenu. Certain(e)s diront que ma démarche est politique.

http://dvdjaimeraisjaimerais.blogspot.com
rosedesvents75@yahoo.fr

rosedesvents
Rédigé le Vendredi 3 Août 2007 à 00:00 | Lu 2002 commentaire(s)



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La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

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Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




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