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Hommage à Henry Stephen

Légende du rock afrovénézulien

Dans le cadre du Mois de l’Afrovénézenualité, la Fondation Casa del Artista a octroyé au chanteur une Plaque de Reconnaissance pour ses neuf lustres (45 ans) de travail musical fidèle.


Hommage à Henry Stephen
Mi limón, mi limonero… Quatre mots et un rythme contagieux largement connu par tous les vénézuéliens, nous amènent à nous souvenir de l’image de Henry Augustus Stephen Pierre, ou tout simplement: Henry Stephen.

Ce maracucho (de Maracaibo, capitale de l’État de Zulia) né le 15 juillet 1943 a fait partie de deux des groupes pionniers du rock dans notre pays: Los Flippers (1959-62) et Los Impala (1964-66). En 1965, il débute une carrière solo dans le Show de Renny, et poursuit avec Los Impala jusqu’en 1966, avant de se lancer définitivement en solo, une carrière qu’il poursuivra au-delà des frontières du pays.


Stephen a battu tous les records de vente de 1968 avec son plus grand succès: Limón, Limonero, ce qui fit de lui le premier vénézuélien à figurer sur la liste de la revue Billboard. La même année, il allait obtenir la sixième place au Festival International de la Chanson de Barcelone (Festival Internacional de la Canción en Barcelona) en Espagne ayant pour thème La Ciudad, et à atteindre la quatrième place au IVème Festival Vénézuélien de la Chanson Moderne (IV Festival Venezolano de la Canción Modern) avec pour thème Un hombre, un niño.

En 1974, Stephen recevait le Disque d’Or de la RCA espagnole pour avoir vendu un million de copies d’une même chanson (Limón, Limonero), ce qui fait de lui le premier vénézuélien à avoir reçu une telle distinction. En plus d’avoir enregistré plus de 20 disques, il a partagé la scène stellaire avec des artistes renommés comme Aretha Franklyn, Miriam Makeba, Julio Iglesias, Raphael, Joan Manuel Serrat et Roberta Flack.

Sa musique a fait bouger l’Amérique Latine autant que l’Europe. Aujourd’hui, 45 ans après, il ne cesse de nous surprendre avec sa jovialité et sa gestion de l’audience, des qualités qui permettent d’affirmer qu’il est un homme intègre et exemplaire.

C’est pour tout cela et encore plus que la Fondation Casa del Artista (FCA) a rendu un juste hommage à cet interprète du rock en espagnol lors d’un événement qui s’est déroulé le 10 mai dernier au Centre Culturel Centro Cultural Corp Group, lieu où s’est tenu un concert en hommage à la carrière musicale de Henry Stephen.

Le coordonnateur du bureau du Bureau des Services aux Citoyens ( Oficina de Atención al Ciudadano) de la FCA, Oswaldo González souligne que “cette manifestation représente une partie des plans établis par le Gouvernement Bolivarien pour solder la dette sociale envers les artistes du pays et fait partie, de plus, des activités prévues pour célébrer le Mois de l’Afrovénézuélanité ”.

Reportage: Cristian Fuentes
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga
http://www.myspace.com/milimonero

Guy Mbarga
Rédigé le Samedi 16 Mai 2009 à 12:43 | Lu 819 commentaire(s)




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