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Hem' sey Mina

Trait d'union, du Nord au Sud

Dans ce recueil comme un clin d’œil aux questions de migrations, des hommes et des femmes, essentiellement des jeunes, se cherchent et cherchent leurs origines, leurs histoires, leurs racines.


Un couple franco-belge séjourne à Copenhague dans une famille dont l’époux est originaire du Nigéria. La Belge et le Nigérian portent une archéologie migrante singulière : le souvenir de la terre d’origine déterre des émotions enfouies. Une jeune femme médite, le jour de la journée internationale de la femme, sur ses détresses et désespoirs dans un monde où il faut presque se vendre pour exister. Entre le sexe, le mariage, et l’amour, elle laisse entrevoir que souvent tout n’est que question d’intérêt dans la vie. La troisième nouvelle présente un jeune adolescent à la quête de ses racines.

Que ce soit à Copenhague, Kinshasa, Arlon, Abuja, Yaoundé, Gatineau ou Brazzaville, les questionnements autour de l’immigration, de l’identité, de l’intégration ou de l’exil demeurent les mêmes. Chaque personnage de ses trois nouvelles nous enseigne que s’exiler n’est pas toujours commode. Parfois égarés, mais toujours captivants, ils remuent ciel et terre pour exister.


Hem' sey Mina
Rédigé le Mercredi 28 Novembre 2018 à 01:45 | Lu 2206 fois | 0 commentaire(s)






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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




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