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HENRI LOPES

Paroles d’un homme de lettres contemporain

Poète, romancier, essayiste. Henri Lopes, de nationalité congolaise, est un auteur francophone de grande notoriété. L’un des plus grands que compte l’Afrique.
Du lot de ses publications, on retiendra Tribaliques et Le Pleurer – Rire qui ont longtemps défrayé la chronique littéraire. L’auteur a bien voulu se prêter aux questions de Sauve-Gérard NGOMA MALANDA et Christian Martial POOS.


Henri Lopes
Henri Lopes
De la poésie au roman
La poésie pour moi est un genre extrêmement noble. C’est peut-être le plus noble des genres littéraires. Il ne suffit pas d’une inspiration, d’un sujet, tout est dans la manière de le traiter. On croît souvent faire de la poésie en ayant un sujet alors on met des vocatifs et puis on écrit.

La passion pour la chanson
Etant enfant, ma mère me chantait des chansons et les chansons ont été mes premières notes de lecture. J’ai beaucoup de respect pour les auteurs de chansons, bien souvent ils sont anonymes. Je pense que la chanson envoûte, elle berce. On chante pour endormir un enfant. Il y a un effet comme un certain magnétisme. On chante pour essayer de séduire une femme. On chante lorsqu’on est devant un peloton d’exécution. On chante pour aller au combat… La chanson a donc un pouvoir, c’est une prière.

L’écriture et l’écrivain
Je pense que le travail de l’écrivain c’est d’écrire, de bien écrire et de s’arrêter quand il n’a plus rien à dire. Ceux qui commencent à écrire pensent que l’écrivain est une espèce de « nganga » et qu’il a des secrets à nous livrer. Un livre est toujours plus intéressant que son auteur ! Il faut dialoguer avec le livre, l’écrivain vous apporte rarement quelque chose de nouveau .

Sur Le Pleurer – Rire
J’ai eu l’impression dans les années 80 que l’Afrique et moi avions tendance à confondre roman et politique. Beaucoup de mes lecteurs ne lisaient pas le livre comme un roman, mais comme un pamphlet politique (…)

Clin d’œil sur la négritude
Refaire de la négritude ce n’est pas faire de la création artistique parce que c’est continué dans un sentier qui a déjà été utilisé. Nous avions une lecture trop politique de la négritude et pas assez artistique.

Métissage culturel vous avez dit ! …
Etant métis, je pourrais être prolixe sur la chose. Penser que la solution aux problèmes du monde c’est le métissage, c’est revenir à une forme de racisme. Croisez-vous avec la personne que vous aimez quelque soit son origine. Le métissage de Senghor est un métissage culturel et non biologique !

Des villes et des odeurs :
Je ne suis pas vraiment né en ville. Mes parents vivaient à Maloukou, donc en brousse (…). Mon père n’aimait pas la ville. Son plaisir, était d’être à Maloukou, ma mère était venue à Léopoldville pour que je naisse. Donc je me suis toujours considéré comme enfant de ville.
Des odeurs. Je pense que tout ce qui est factice est important dans la formation de notre personnalité : l’odeur du sein de notre mère ; l’odeur du jardin, etc. Chaque écrivain a sa personnalité, il y a ceux qui sont sensibles aux couleurs, d’autres au toucher, d’autres aux odeurs…

Défenseur ou admirateur de la femme ?
Je ne suis pas défenseur de la femme, je suis admirateur. J’ai été élevé par deux groupes de personnes, ma mère et mes tantes. J’ai une fascination pour le rôle de la femme. (…) Il est rare de voir qu’un bel homme épouse une femme laide. Mais il n’est pas rare de voir qu’une femme superbe épouse un homme qui est gros ou qui est laid. Parce que la femme place l’amour au-delà de ses aspects extérieurs.

Alors vous vous sentez-vous un rapprochement avec TATI LOUTARD ?
Il y a une œuvre essentielle pour moi de TATI LOUTARD, c’est la vie poétique. Lorsque vous le lisez, c’est quelque chose que je conseille à tout le monde, vous avez toutes les réponses… J’invite à la lecture de la vie poétique.
Et la mort alors ?

« C’est l’inévitable et c’est la question à laquelle je ne sais pas répondre ».


Par Sauve-Gérard NGOMA MALANDA
Rédigé le Samedi 29 Mai 2010 à 18:57 | Lu 1329 fois | 0 commentaire(s)






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