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Glélé

SOFLINATAN

En cette fin de l’année 1889, le roi Glélé, vieux et malade, meurt. Arrivé au pouvoir en 1858, il avait eu à faire au pouvoir colonial.



Haut de six pieds, large d’épaules, toujours drapé dans une étoffe unie blanche, Glélé portait parfois un court bonnet cylindrique.
Point de bracelets d’argent sur ses bras. Juste un anneau - armillaire en fer.
Certains le comparaient au soflinatan cet animal fabuleux qui ne recule pas devant le danger ; D’autres au buffle qui pulvérise tout dans son galop furieux.
Roi le plus populaire du Dahomey, Glélé refusa catégoriquement de céder son pays aux colons : “ Je préfère ne plus vivre que de donner mon peuple “.


David Gakunzi
Rédigé le Dimanche 14 Décembre 2003 à 00:00 | Lu 2668 commentaire(s)




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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018





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