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Franky Moulet

PRODUCTEUR A TOUT FAIRE

De Paris à New York Nous sommes allés à la rencontre d'un homme, un producteur. Un maître à tout faire, confidences d'un artiste déjà plébicité. Une rencontre tout en douceur avec Franky Moulet.


Franky et Oxmo en studio
Franky et Oxmo en studio
Basango: Quelle est ton actualité?
Franky: Tout dabord la compilation PARIS TO BROOKLYN , album trans atlantique de rap melant des artistes confirmés et up and coming parisien et new yorkais, en vente a la fnac : une nouvelle chanteuse new soul : SHERYL , un groupe de reggae tres prometteur BLACK SPIRIT MELODY et derrière les fagots un album de basse pour les bassistes.

Basango: Comment est née l’idée d’enregistrer cette compilation?
Franky: L' idée de départ est simple, PATRICK BIKOU mon partenaire de SERIAL SOUND et moi, créons des beats en tout genres pour, tous styles de besoins, (artistes, pub, film ...) nous voulions présenter notre couleur , voilà pourquoi nous avons décidé de faire une compilation de rap, car ce courant est directement lié à la culture des beats. RELIEF RECORDS est un label auquel je me suis lié après leur avoir produit plusieurs projets.
Suite aux désirs que nous avions de proposé du neuf sur les deux terrains, la compile se presenta comme étant l' outils idéal.

Basango: Quels sont les MC impliqués?
Franky: Pour les states nous avons entre autres, M1 (dead prez) trés connu sur la scene international pour ces collaboration avec JAY Z, ERYKA BADU ect...
SEAN PRICE(HELTA SKELTA) du collectif BOOT CAMP CLIK, RAZE du L E S rappeur tranchant et terreur des battles New yorkaise, KNOCK OUT mon arme secrete, NARHED, DYONA, EMPIREISIS,
THULANI, GASUZA, COLE WILLIAMS ect...

Et pour les frenchies pas moins que
ZOXEA (sages poetes de la rue), OXMO PUCCINO, ALIBI MONTANA, MPASSI(Biso na biso), TH loNaz do Baz, JEFF LE NERF(IVmy people), JAEYEZ (BOSS), LION SCOTT ect...
mais faut pas oublier le Maitre Crayon WILLY ZEKID et ZAF qui nous ont concocté une pochette d' enfer.

Basango: Quels sont tes influences musicales?
Franky: Je me suis abreuvé de tout ce qui me tombait dessus, du traditionnel comme les musiques pygmées au classique, en passant par le jazz, le rock, le reggae, la soul, le hip hop .....ma démarche se veut eclectique .

Basango: Comment travailles tu?
Franky: Je travaille principalement sur PRotools, avec un mac G5, Reason, Live5, MPC avec lesquels je dessine les squelettes des titres, puis comme j'aime laissé une grande part de ma création à l' exécution, je joue les autres instruments en live. Parfois c' est l' inverse.

Basango: Paris a-t-elle perdu sa prééminence dans la vie artistique comparé à New York ?
Franky: La vie artistique parisienne ne me suffit plus, les groupes kiffant se font rares, la belle époque de la fusion des styles et de l' explosion créatrice s' est a mon goût laissé bouffé par la politique de produits jetable qui inondent notre marché.
A New york, ça joue partout, tout le temps, l' underground c' est incroyable, je ne prétend pas tout connaitre mais dans mon cas le kiff musical de NYC est 10 fois plus manifeste que celui que l' on vit dans
l' hexagone.

Basango: Que penses-tu de cette génération d'artistes plus jeunes, comme les Neptunes, Timbaland ou les Roots, qui n'appartiennent ni vraiment à l'underground ni vraiment au mainstream, et qui se servent du système autant que le système peut se servir d'eux ?
Franky: Tu me parles la des plus gros producteurs de hip hop, pour moi ce sont eux qui definissent le mainstream du genre, bossant pour les plus grosse vedettes de la planete, ils ont bien comprit le systeme et ont raison d' en profiter.
The Roots c'est autre chose, car eux represente une tendance a part , ils ont amené une couleur plus organique au rap game, chose que je felicite.

Basango: Comment en es-tu arrivé à crée ton label?
Franky: J' ai toujours travaillé en groupe, la perspective d' être seul à bosser m' angoisse, Créer un label donnait la possibilité de modeler les choses d' une maniere proche a mes aspirations, le tout dans un esprit
d' équipe, c'est pourquoi je suis heureux d' avoir Patrick et Dehran Duckworth comme associé dans ce projet de compile.

Basango: Comment te definis tu?
Franky: J' aurai aimé être un alchimiste pour cette recherche a transformer les matieres simples en produits de grandes valeurs, mais bon réalisateur sera sûrement plus convenable? mon parcours de musicien m' a permit de tourner avec des pointures, j ai étudié le sound engineering à londres, analyser les chants et rythmes d' afrique en allant sur le terrain, programme du son (M AO)depuis le pro 24 sur atari, compose , arrange ,mixe.....finalement, je n' en sais trop rien peut être juste un homme dans la musique.

Basango:Qui sont les artistes dont tu nous as parlé précédemment?
Franky: SHERYL c' est notre dernière découverte, depuis quelques années, nous ratissons en partenariat avec le DEE SOUL IN TOWN de Armand et Parfait MONDJO le terreau africain à la recherche de sensations fraiches,
c' est une chanteuse d' afrique centrale qui nous propose une couleur originale, son album sera dans les bacs très prochainement, quand a Black spirit Melody, cest déjà la nouvelle sensation du reggae congolais. Son album est distribué par la FNAC suisse.

Basango: Le mot de la fin
Franky: Stay tuned the best is yet to come. Peace

www.reliefrecordsnyc.com
www.serialsound.com

Wilfrid Massamba/Basango.com
Rédigé le Mardi 31 Janvier 2006 à 09:30 | Lu 3913 commentaire(s)




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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018





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