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FESPACO: 22 février au 1er mars 2003

Ouaga fera son cinéma pour la 18e fois

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou tiendra sa 18e édition du 22 février au 1er mars 2003. Les éditions se suivent mais ne se ressemblent pas.



Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou tiendra sa 18e édition du 22 février au 1er mars 2003. Les éditions se suivent mais ne se ressemblent pas. Avec l'opération Ba-yiri, la biennale du cinéma africain aura des spectateurs nouveaux, témoins de l'hospitalité des Hommes intègres, qui s'apprêtent ainsi à recevoir des festivaliers du monde entier... à bras ouverts. Forcément, dans l'actualité de la sous-région la réputation du festival le disputera aux relents du foyer incandescent de la crise ivoirienne, laquelle continue de faire hélas la une.
Une chose est sûre, de sources dignes de foi, au 58 avenue de l'Indépendance on s'ingénie plutôt à contenir les besoins d'une virée au Faso, preuve que le Fespaco garde intacte, quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, une réputation certaine. Les compagnies aériennes affichent complet et les prix ont vite fait de flamber. Sur l'axe Paris-Ouaga ou Ouaga-Paris, c'est le plein pot qui s'affiche. En somme, les bonnes affaires ne sont malheureusement pas bonnes pour le festival lui-même, mais pour les acteurs à la périphérie de la manif'. Hôteliers et Restaurateurs en particulier se frottent les mains, car, à la différence des équipes de foot qu'on interne lors des coupes d'Afrique, les festivaliers du Fespaco sont par essence de bons viveurs, de sacrés fêtards qui boivent, mangent, fument. Bref, ils craquent volontiers leurs feuilles.
Côté cour, donc côté films, ça promet en termes de grandes affiches qui brisent, le temps du festival, la programmation hollywoodienne au quotidien des salles de la capitale du cinéma africain, car, même au pays du Fespaco, le cinéma africain n'est pas toujours et en tout temps à la portée des cinéphiles. Ailleurs, c'est l'écran noir total, c'est peut-être ce qui explique les tendances çà et là d'organiser des petits festivals dont les organisateurs nourrissent le secret espoir d'égaler le Fespaco, tout en s'en défendant. Il faut donc prendre à bras le corps le problème de la distribution du film africain pour le sortir du ghetto des festivals et autres rencontres cinématographiques plus ou moins heureuses. Dommage d'ailleurs que ce problème ne soit uniquement posé qu'à l'occasion des rencontres cinématographiques et qu'il soit tout de suite rangé après l'effervescence. Si ça se trouve, on finira par croire qu'on fait du cinéma à propos du cinéma africain.


B. Lodia / Ouagadougou
Rédigé le Mercredi 19 Février 2003 à 00:00 | Lu 731 fois | 0 commentaire(s)





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